Depuis plusieurs mois, on assiste à une multiplication des opérations
de M&A dans le secteur des matières premières. Le secteur de l’or, en
particulier…
Depuis plusieurs mois, on assiste à une multiplication des opérations
de M&A dans le secteur des matières premières. Le secteur de l’or, en
particulier, est en train d’enregistrer deux rapprochements majeurs : en
mai, la première société aurifère australienne Newcrest Mining a relancé
le mouvement de consolidation, avec une offre amicale pour racheter
Lihir Gold par échange d’actions, valorisant cette dernière à 8 Mds $ ; la
transaction devrait être finalisée courant septembre. Kinross Gold, pour
sa part, a présenté, début août, son projet de rapprochement avec
Red Back, pour 7 Mds $.
L’or noir n’est pas en reste, avec la prise de participation en cours de Vedanta, géant minier indien, dans Cairn India, quatrième producteur d’hydrocarbures du pays, pour environ 9 Mds $.
Cependant, ces opérations viennent d’être éclipsées par l’ampleur du
dernier mouvement de croissance externe – il s’agit de l’offre d’achat,
hostile cette fois-ci, du 1er groupe minier mondial, BHP Billiton, sur le
plus gros producteur d’engrais potassiques, le canadien Potash Corp.
Elle valorise ce dernier à environ 40 Mds $ (130 dollars par action), ce qui représente une prime de 32% par rapport au cours moyen de l’action
des trente derniers jours. En cas de réussite, BHP Billiton réalisera
l’opération la plus importante de l’année, tous secteurs confondus. Le
marché s’attend, néanmoins, à ce que BHP Billiton augmente son offre
pour séduire les actionnaires de Potash Corp.
Les raisons qui poussent les entreprises à procéder à ces opérations
de croissance externe sont en général liées à une volonté, et un besoin
permanent, de renouveler les réserves et d’assurer la croissance future
de la production. Pour ce qui est de l’anglo-australien BHP Billiton, il s’agit de diversifier son portefeuille d’actifs liés à l’énergie et aux métaux
et de profiter du potentiel de croissance de la demande en engrais,
lui assurant de nouvelles sources de revenus et lui permettant de
réduire la volatilité des bénéfices.
De manière générale, la demande de matières premières est amenée à croître dans les prochaines années, notamment en raison du processus de l’industrialisation et de l’urbanisation dans les pays émergents. La solidité des bilans dans le secteur – peu d’investissements ont été faits pendant la crise de 2008/2009 – et le redressement du marché des matières premières contribuent à créer, dans ce contexte, un environnement très favorable aux fusions et acquisitions.
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Notre fonds Commosphere World est particulièrement bien positionné
pour bénéficier de cette nouvelle vague des opérations de M&A. En
effet, il est largement investi dans les sociétés juniors ou intermédiaires
en forte croissance qui, selon nous, sont des cibles potentielles
évidentes. Depuis sa création le 31 décembre 2008, Commosphere
World enregistre une performance nette de 41,03%[[ Source : Edmond de Rothschild Asset Management. Performances nettes du 31/12/2008 au 18/08/2010. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.]].


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