Parmi les 3 banques françaises sous la pression des marchés, seule BNP Paribas a joué la carte de la transparence totale…
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Il est donc probable que la duration du marché interbancaire reste inférieure à 1 mois, comme le prévoit la direction de BNP Paribas depuis les premières publications de Bâle. En ce qui concerne le financement de BNP Paribas : – Notre financement en euro à court terme est très abondant et provient de sources diversifiées. Les conditions et les maturités n’ont pas beaucoup évolué ces dernières semaines. Nous n’avons pas observé de pénurie de capitaux ni de changement dans les contreparties. – Notre liquidité en dollar à court terme est excédentaire et nous devons déposer ces liquidités excédentaires auprès de la Fed. En effet, nous avions anticipé la crise en renforçant à l’avance la duration de nos ressources à court terme (1 mois passé à 3 mois, 3 mois passés à 6 mois, et ainsi de suite) depuis le début de l’année. En août, nous avons observé un raccourcissement des maturités disponibles et une légère baisse des montants provenant des fonds monétaires américains. Toutefois, BNP Paribas bénéficie de sources de financement diversifiées : ainsi, les ressources en dollar sont réparties entre des entreprises, des organismes supranationaux, des institutionnels, des banques centrales, des clients de gestion de fortune et des fonds monétaires, et ces investissements proviennent de quatre zones géographiques (États-Unis, Asie pacifique, pays du Golfe et Europe occidentale),qui réagissent de manière différente aux événements et ne partagent pas toujours la même vision des choses. Les swaps de change sont un autre moyen d’obtenir des financements en dollar sur le marché.
Naturellement, ces sources de financement alternatives sont plus chères, et nécessitent que nous répercutions le coût supplémentaire à nos clients qui empruntent en dollar. En pratique, certains d’entre eux pourraient ne pas l’accepter et les besoins de financement en dollar pourraient diminuer si des prêts remboursés ne sont pas remplacés par de nouveaux actifs.
De plus, BNP Paribas dispose d’une réserve de liquidité considérable, grâce à environ 150 milliards d’euros d’actifs disponibles éligibles auprès des banques centrales, dont 30 milliards de dollars éligibles auprès de la Fed. Ces actifs éligibles sont composés d’obligations souveraines, de prêts à des entreprises américaines ou de la zone euro, de titrisations auto-financées et de certificats de dépôt. Enfin, BNP Paribas a déjà achevé en juin son programme de financement 2011 à moyen – long terme, d’un montant de 35 milliards d’euros. A ce jour, la banque a levé un total de 38 milliards d’euros, avec une maturité moyenne étendue à 6 ans. La partie en dollar représente environ 40 % de ce montant.
Il est important de souligner que les niveaux actuels des primes des CDS sur la dette souveraine et les banques européennes ne reflètent pas le coût du financement, même des financements non garantis de rang senior. De plus, BNP Paribas bénéficie de la qualité de sa signature et parvient à lever des capitaux via des obligations sécurisées ou des placements privés à un coût raisonnable même dans les périodes de crise. Est-ce que BNP Paribas prend des initiatives actives pour réduire la taille de son bilan et/ou en changer la composition ?
BNP Paribas surveille de manière pro-active la taille de son bilan. Celle-ci (1 900 milliards d’euros au 30 juin 2011) est largement due au fait que les normes IFRS ne permettent pas la compensation des dérivés et autres produits de trading, alors que cette compensation est autorisée par les US GAAP. La compensation réalisée selon les US GAAP réduirait le bilan d’environ 25 %. BNP Paribas est de toute évidence un établissement mondial d’importance systémique (Global SIFI), mais son ratio Common Equity Tier One est inférieur à 10 %, ce que les autorités considèrent de plus en plus comme une exigence minimale envers les SIFI. Ce ratio est-il suffisant, dans l’environnement de marché actuel, ou comptez-vous le renforcer ? BNP Paribas disposait déjà d’un ratio Common Equity Tier One de 9,6 % le 30 juin 2011. Les tests de l’ABE ont mis en évidence la résistance de notre base de fonds propres, qui s’établirait à 7,9 % même en cas de crise grave. BNP Paribas n’a jamais cessé d’être rentable entre 2007 et 2010 et a nettement renforcé sa base de fonds propres en conservant les deux tiers de ses bénéfices. Nous avons déjà doublé notre base de fonds propres au cours des trois dernières années. Grâce à notre rentabilité (au premier semestre 2011, notre ROE annualisé s’est monté à 13,8 %, soit le niveau le plus élevé parmi nos pairs), nous devrions atteindre progressivement les niveaux de fonds propres exigés à terme des Global SIFI sans avoir besoin d’injection de capital. L’ensemble des questions – réponses liées aux dettes souveraines, liquidité, zone euro est visible dans le document joint.
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