Cette conjoncture favorable des taux résulte de l’impact positif des annonces de la Banque Centrale Européenne
(BCE) sur les marchés et de la garantie de soutien qu’elle apporte à l’économie. Une situation qui devrait perdurer
tout l’été et assurer une bonne année pour le crédit immobilier : les demandes de prêts et les volumes distribués
se maintiennent.
Le pouvoir d’achat immobilier en hausse. A la faveur des taux s’ajoute celle des prix, en repli quasiment partout.
En pouvant emprunter plus à mensualité égale, les acquéreurs réalisent une économie sur les intérêts d’emprunt
et achètent plus grand. Ainsi, dans des villes comme Metz ou Rouen, où les prix viennent de connaître de nets
fléchissements, le pouvoir d’achat immobilier augmente respectivement de 16,11% et de 17,99% : c’est une
chambre de plus dans les deux cas !
Les primo-accédants toujours à la peine. Un bémol, toutefois, dans cette belle partition : une catégorie de
candidats à l’acquisition reste à la peine, celle des primo-accédants. Le coup de pouce financier qui leur est destiné,
le prêt à taux zéro, ne remplit plus suffisamment sa mission. Depuis qu’il est réservé au neuf et que ses conditions
de remboursement ont été durcies, le nombre de PTZ distribués est tombé de 350 000 en 2011 à 79 000 en 2012
et à 43 000 en 2013 (source : SGFGAS).
PTZ, le retour, vite… Il faut donc saluer l’annonce faite le 25 juin dernier par le Premier ministre et la ministre du
Logement de redéployer le PTZ. Il est cependant dommage que le gouvernement ne prenne pas la pleine mesure
des besoins des acquéreurs, l’extension du PTZ à l’ancien n’étant prévu que dans quelques « centres bourgs » qui
restent à définir.
En ancrant ce nouveau PTZ ancien sur les territoires ruraux, le ministère laisse totalement de côté les zones
tendues, là où le besoin de logements est crucial et où se trouvent des locaux vacants pour cause de vétusté, des
bureaux qui pourraient être transformés en habitat…
…mais sous éco-condition. Faciliter l’accès des jeunes ménages à la propriété est nécessaire mais non suffisant. Il
faut aussi les préserver contre l’achat de biens énergivores, qui seront vite disqualifiés par le marché. C’est
pourquoi CAFPI préconise, de longue date, un PTZ éco-conditionné. Distribué grâce à une aide publique avec la
certitude qu’elle sera suivie d’une commande de travaux par des entreprises en bâtiment.
Enfin, ce soutien apporté à la demande doit s’accompagner d’un choc de l’offre pour augmenter les biens
disponibles à la vente. Faute de quoi les prix risqueraient de repartir à la hausse.
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