L’Observatoire trimestriel des fusions-acquisitions Towers
Watson indique que les transactions de taille moyenne (entre 100 millions et 1 milliard de dollars
US) ont permis aux acquéreurs de battre des records de performance au 3ème trimestre 2015 et
de surperformer l’indice[[L’indice MSCI World est utilisé ici par défaut, sauf mention contraire]] de 14 pp (points de pourcentage), contre 9 pp de surperformance lors
du précédent trimestre. Les transactions importantes (d’une valeur de plus d’un milliard de
dollars US) ont quant à elles affiché une surperformance de 7 pp par rapport à l’indice sur la
même période.
L’Observatoire, réalisé en partenariat avec Cass Business School, montre que, dans leur ensemble,
les acquéreurs ont enregistré une surperformance quasiment double de celle du précédent trimestre
de 12pp par rapport à l’indice[[L’indice MSCI World est utilisé ici par défaut, sauf mention contraire]].
Ils atteignent ainsi après 3 ans de progression continue, un nouveau
record depuis 2008, date des premières études réalisées par l’Observatoire trimestriel des fusions-acquisitions Towers Watson.
Simon Desrochers, Directeur Général de Towers Watson France, observe : « La croissance des
volumes de fusions-acquisitions n’est plus uniquement générée par les grandes transactions. Les
performances des acquéreurs impliqués dans des transactions de taille moyenne démontrent qu’ils
arrivent à tirer leur épingle du jeu. Il devient clair désormais qu’un niveau élevé de performance peut
être atteint par les acquéreurs quelle que soit leur taille. ».
Selon l’étude, les transactions « lentes », celles nécessitant plus de 70 jours de l’annonce au bouclage,
ont généré ce trimestre deux fois le niveau de surperformance (19 pp par rapport à l’indice[[L’indice MSCI World est utilisé ici par défaut, sauf mention contraire]]) des transactions plus rapides (8 pp).
Selon Simon Desrochers, « Il y a eu un nombre record de transactions cette année et celles qui ont
réalisé la meilleure performance sont celles dont le temps de conclusion a été le plus long. La fable du
lièvre et de la tortue semble être vraie aussi dans l’univers des fusions-acquisitions. »
L’étude indique également qu’au 3ème trimestre, le secteur pharmaceutique et le secteur industriel ont
permis aux acquéreurs de surperformer l’indice respectivement de 18 pp et 14 pp.
D’un point de vue
géographique, le succès des acquéreurs dans la région Asie-Pacifique se confirme par rapport à
l’Amérique du Nord et l’Europe avec une performance de 38,7 pp au-dessus de l’indice régional. C’est
cependant en Amérique du Nord que le nombre de transactions a été le plus élevé (111) suivi de la
région Asie Pacifique (51) et enfin de l’Europe (24).
Pour Simon Desrochers, « Cette vague de fusions-acquisitions commencée il y a un an atteint
aujourd’hui un niveau jamais vu depuis 2008 pour un troisième trimestre et continue à prendre de
l’ampleur à la plus grande joie des acquéreurs qui réalisent de fantastiques performances. Attention
toutefois à l’excès d’optimisme dans cet environnement porteur, les acquéreurs doivent garder leur
esprit critique face à des opérations potentiellement hasardeuses qu’ils seraient tentés de faire
“mécaniquement”. Cette année sera peut-être celle où des acquéreurs vont finir par se brûler les doigts
et nous pourrions connaître d’ici la fin de l’année un nouveau cas d’école retentissant suite à l’échec
d’une transaction. »
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