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Le volume journalier des contrats dérivés de gré à gré sur taux d’intérêt dans une
seule monnaie s’est établi, en moyenne, à 2 700 milliards de dollars en avril 2016,
contre 2 300 milliards en avril 2013. Ce sont les swaps de taux d’intérêt qui
étaient, en 2016, les instruments les plus activement négociés (1 900 milliards de
dollars par jour), suivis par les contrats de taux à terme (700 milliards de dollars).
Le volume des dérivés libellés en euro, traditionnellement les instruments de taux
les plus négociés de gré à gré, a reculé à 600 milliards de dollars par jour en avril
2016. Les instruments libellés en dollar ont, au contraire, enregistré une hausse, à
1 400 milliards de dollars. Le volume des transactions a augmenté pour de
nombreux instruments libellés dans des monnaies de marchés émergents, même
si la dépréciation de nombre de ces monnaies par rapport au dollar réduit
l’expansion enregistrée entre 2013 et 2016 lorsqu’elle est mesurée en dollar.
Parmi les monnaies des marchés émergents, c’est le peso mexicain qui a fait
l’objet du plus gros volume d’activité sur les dérivés de gré à gré : celui-ci a doublé
entre 2013 et 2016, atteignant 26 000 milliards de dollars par jour.
Les établissements financiers autres que les opérateurs déclarants ont continué à
dominer l’activité sur les marchés des dérivés de gré à gré sur taux d’intérêt. Leur
part est ainsi passée de 59 % en avril 2013 à 66 % en avril 2016. Les transactions
entre opérateurs déclarants ont touché un creux historique, à 26 % du total de
l’activité.
Sur le plan de la distribution géographique, les États-Unis sont devenus le premier
centre de négociation de ces dérivés, devançant ainsi le Royaume-Uni. La part des États-Unis dans le total de l’activité est en effet passée de 23 % à 41 % entre
avril 2013 et avril 2016, du fait, principalement, de la progression des transactions
sur instruments libellés en dollar. Sur la même période, la part du Royaume-Uni
est revenue de 50 % à 39 %, en raison notamment de la faiblesse de l’activité en
euro, pour lequel le Royaume-Uni demeure la première place de négociation.
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