Cette Charte, élaborée au sein d’un groupe de travail de l’ASPIM, se
divise en deux parties : une première qui est un exposé des grands
principes à la source de l’ISR et applicables au secteur de l’immobilier et
une seconde sous forme d’un catalogue de bonnes pratiques déjà mises
en œuvre par les professionnels de la gestion des fonds immobiliers.
Plusieurs raisons ont motivé la réflexion de l’ASPIM relative à la gestion
des fonds immobiliers conformément aux prescriptions de l’ISR.
D’une part, on remarque l’exigence croissante des investisseurs pour
une « démarche ISR », qu’il s’agisse des institutionnels mais aussi des
particuliers attachés à « redonner du sens » à leur épargne. D’autre
part, certains gestionnaires de fonds d’investissement immobilier
évoluent d’ores et déjà selon des standards très élevés au regard des
« critères ESG » :
- le E de Environnemental : avec le Plan Bâtiment durable, les FIA en
immobilier ont lancé leur « révolution verte » il y a près de dix ans ;
- le S de Sociétal : les FIA en immobilier tendent à satisfaire un besoin
essentiel à la conduite de toute activité sociale, économique ou
culturelle, qu’elle soit privée ou professionnelle ;
- le G de Gouvernance : les FIA en immobilier sont en mesure d’inciter
les divers prestataires et autres contractants de la gestion à s’inscrire
eux-mêmes dans une démarche ISR.
Selon Arnaud Dewachter, Délégué général de l’ASPIM, « il existe en
outre un lien naturel entre la sphère de l’ISR et la gestion en immobilier.
En effet, le métier de gestionnaire de FIA en immobilier consiste à gérer
les titres représentatifs de l’actif et du passif d’un fonds (fund
management) ainsi que les immeubles détenus directement ou
indirectement par ce même fonds (asset management). Distinctement
de son confrère en charge d’une gestion d’actifs classique, il est le
principal responsable de l’impact environnemental, social et de
gouvernance de son activité professionnelle d’investisseur pour compte
de tiers. De son activité va directement dépendre la performance
énergétique des bâtiments, la transparence sur la remontée
d’informations au bénéfice des investisseurs ou encore la qualité de vie
des locataires sur leur lieu de travail ou de résidence ».
La publication de la Charte ASPIM constitue la première étape d’une
réflexion des professionnels de l’immobilier qui sera prolongée, le cas
échéant, par l’élaboration d’un authentique label ISR des fonds
immobiliers.
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