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Enquête RiskMonitor d’AllianzGI : le risque géopolitique arrive désormais en tête des préoccupations des investisseurs institutionnels

L’environnement géopolitique préoccupe fortement les investisseurs, les incitant à redéfinir leur approche de la gestion des risques et à revoir à la baisse leurs anticipations de performance

D’après une récente enquête d’Allianz Global Investors
(AllianzGI), la situation géopolitique se classe désormais au premier rang des
inquiétudes des investisseurs institutionnels dans le monde, reléguant à l’arrièreplan
leurs craintes sur la remontée des taux d’intérêt ou le ralentissement
économique.

Pour la première fois depuis le lancement de l’enquête mondiale RiskMonitor en
2013, l’environnement géopolitique supplante l’ensemble des facteurs de risque
identifiés par les 755 investisseurs institutionnels interrogés. Ceux-ci, répartis entre
l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie Pacifique, représentent un total d’actifs sous
gestion de 34 200 milliards de dollars américains.

Sur l’ensemble des investisseurs internationaux interrogés, 44% indiquent que
l’environnement géopolitique constitue un risque majeur pesant sur la performance
de leurs investissements, plaçant ainsi ce facteur devant le risque d’un
ralentissement de l’économie mondiale (41%) et la remontée des taux d’intérêt
(32%).

Neil Dwane, stratégiste mondial d’ AllianzGI, précise :
« Cette enquête souligne l’impact significatif des incertitudes géopolitiques sur les
décisions d’investissement, parmi lesquelles les tensions persistantes en Corée du
Nord, qui se sont encore renforcées depuis le sondage. Certes, les marchés
financiers ne fonctionnent pas, par principe, en vase clos, mais cela faisait de
nombreuses années que l’environnement géopolitique n’avait pas eu un impact aussi
marqué sur le comportement des investisseurs dans le monde. »

« Si l’on prend également en considération les 31% d’investisseurs qui ont classé la
situation politique aux États-Unis au premier rang de leurs préoccupations, il semble
évident que les facteurs politiques constituent une source de pression majeure pour
les marchés. Dans ce contexte, les investisseurs sont de plus en plus attentifs à la
gestion des risques et revoient à la baisse leurs anticipations de performance. En
effet, malgré le récent rallye des marchés d’actions, le calibrage du couple
rendement/risque demeure un réel dilemme. Dès lors, pour les investisseurs, toute la
question est de savoir si les marchés ont bel et bien intégré l’ensemble des risques
encourus. »

« Alors que les rendements restent toujours aussi faibles au niveau mondial, ce n’est
qu’en prenant des risques que les investisseurs pourront espérer générer de la
performance. Toutefois, ceux-ci souhaitent conserver la flexibilité nécessaire à un
ajustement rapide de leurs positions, afin de saisir la moindre opportunité identifiée,
tout en optimisant leur protection contre le risque de perte ».

Selon la perception des investisseurs institutionnels, le risque d’événement extrême,
ainsi que le risque actions ont également fortement augmenté au cours des 12
derniers mois :

  • Plus de 9 investisseurs sur 10 (soit 91%) considèrent le risque d’événement
    extrême comme une menace, contre seulement trois-quarts d’entre eux en
    2016
  • Le risque actions a connu une montée en puissance comparable, avec 90%
    des investisseurs préoccupés aujourd’hui contre 77% en 2016

Suite à ces évolutions, près de 3 investisseurs sur 5 (59%) ont déclaré que les
récents événements politiques les ont incités à renforcer l’importance accordée à la
gestion des risques au sein de leur organisation.

Dans leurs efforts pour trouver un juste équilibre entre rendement et risque, la
gestion active occupe désormais une place de choix pour deux-tiers des
investisseurs interrogés (65%), qui considèrent ainsi qu’une approche dynamique de
leurs investissements joue un rôle accru dans l’environnement actuel.

Les résultats de l’étude RiskMonitor montrent que les investisseurs font face à un
« casse-tête » en matière de gestion du couple rendement/risque, qu’ils tentent d’optimiser malgré l’incertitude ambiante. Cette prudence se reflète dans leurs
anticipations de performance pour l’année à venir : plus de la moitié des
investisseurs (51%) déclarent avoir revu à la baisse leurs objectifs, malgré le récent rallye des marchés d’actions.

À cet égard, il est révélateur que 53% des investisseurs interrogés se disent prêts à
sacrifier du potentiel d’appréciation en contrepartie d’une protection contre les
risques extrêmes.

En cherchant une solution pour optimiser le couple rendement/risque, les
investisseurs identifient certaines limites inhérentes aux approches existantes en
matière de gestion des risques. Ainsi près de 3 investisseurs sur 5 (58%)
recherchent de nouvelles stratégies d’investissement pour satisfaire l’objectif
d’équilibre entre rendement et risque.

Cependant, ils restent sensibles à l’attrait des actifs alternatifs comme source de
diversification. En effet, 31% d’entre eux citent la diversification comme raison
majeure pour investir dans des solutions alternatives.

Fait encourageant, l’étude dévoile par ailleurs qu’un certain nombre d’investisseurs
cherche à prendre à bras le corps le défi posé par l’optimisation du couple
rendement/risque. Ces « Leaders du risque », qui rassemblent environ 1/5ème des
investisseurs interrogés, placent la gestion des risques au cœur de leur processus
d’investissement. Ils se distinguent également par une forte culture du risque,
insufflée par leurs dirigeants.

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