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Le portage au centre des stratégies en 2018

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De nouvelles annonces de la BCE (p. ex., révision de la forward guidance) et de la BoJ (révision de l’objectif de rendement pour l’emprunt d’État à 10 ans) pourraient élever la volatilité sur les marchés obligataires. Dans ce contexte, la flexibilité et la diversification des sources de performance seront cruciales, de même que la recherche des meilleures opportunités de portage.

Évaluation globale

Les marchés commencent à intégrer le durcissement des politiques monétaires ainsi que la hausse progressive
des anticipations d’inflation: les bons du Trésor à deux ans ont dépassé le seuil psychologique de 2 % (un
niveau qui n’avait pas été observé depuis la faillite de Lehman Brothers). Avec l’adoption de la réforme fiscale
américaine, nous pensons que la Fed relèvera ses taux à trois reprises en 2018. Cette dernière devrait poursuivre
le retrait progressif de ses mesures de relance monétaire, avec le risque d’être en décalage par rapport à la
courbe si la conjoncture économique s’améliore davantage. De nouvelles annonces de la BCE (p. ex., révision de
la forward guidance) et de la BoJ (révision de l’objectif de rendement pour l’emprunt d’État à 10 ans) pourraient
élever la volatilité sur les marchés obligataires. Dans ce contexte, la flexibilité et la diversification des sources de
performance seront cruciales, de même que la recherche des meilleures opportunités de portage. Les investisseurs
actifs pourront tirer parti d’opportunités de valeur relative, tandis que les stratégies directionnelles « risk-on/
risk-off » devraient être moins porteuses.

Obligations d’État des marchés développés

Dans un contexte de rendements nuls, voire négatifs, des emprunts d’État des principaux pays, nous
recommandons une sous-exposition à la duration dans la zone euro et aux États-Unis. Nous avons en outre une
opinion négative sur les obligations d’État britanniques et japonaises compte tenu de valorisations inopportunes.

Nous décelons des poches de valeur dans les marchés périphériques européens. Au niveau des taux, la courbe
américaine commence à se pentifier sous l’effet de la réévaluation des anticipations d’inflation aux États-Unis.

Obligations d’entreprise des marchés développés

La demande reste forte, portée par la conjoncture économique favorable. Les
fondamentaux des entreprises semblent sains, de nombreuses entreprises
affichant des bilans équilibrés. Les entreprises ont tiré parti des coûts de
financement historiquement bas pour refinancer leurs dettes, ce qui devrait
améliorer les ratios de couverture des intérêts. Le portage devrait être le
principal moteur de performance en 2018 dans la mesure où les spreads
sont déjà très resserrés. La dette subordonnée des entreprises financières
et non financières est attrayante. Les obligations à haut rendement peuvent
également offrir des opportunités, tandis que les obligations convertibles
peuvent constituer une source de diversification dans le secteur des produits
de taux. Aux États-Unis, les obligations d’entreprise ne sont que modérément
intéressantes, dans un contexte de stabilité relative des fondamentaux. Les
titres à haut rendement, y compris les prêts bancaires, recèlent quelques
opportunités, les spreads inférieurs à la moyenne résultant en partie des taux de défaut très faibles. La
sélection de titres joue cependant un rôle de plus en plus important.

Obligations émergentes

Le portage devrait également occuper le devant de la scène des obligations émergentes en 2018. Les élections
vont rythmer l’actualité de l’année, en particulier dans les principaux pays d’Amérique latine (Mexique, Brésil
et Colombie notamment), de même que l’évolution de la politique de la Fed. Nous sommes plus optimistes à
l’égard des obligations en devise locale, qui affichent des performances supérieures.
Les obligations d’entreprise
émergentes (duration courte) peuvent offrir des opportunités, tandis que les bénéfices poursuivent leur rebond
dans un contexte de faiblesse des taux de défaut.

Sur le plan de la dette souveraine, nous sommes récemment
devenus plus optimistes à l’égard du Brésil et de l’Argentine, qui affichent une dynamique économique plus
soutenue et où le risque politique s’est normalisé (Argentine) ou va se normaliser (Brésil).

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