Analyse & Opinion - Asset Management Opinion

Turquie : nouvel assouplissement monétaire face aux incertitudes croissante

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En Turquie, la banque centrale a réduit ce jour son taux de prêt au jour le jour pour le sixième mois consécutif. Il est ramené à 8,5 % après 8,75 % le mois dernier. Le taux de prêt au jour le jour de la banque centrale reste inchangé à 7,25 %, le taux de refinancement (repo) à 7,5 %.

En Turquie, la banque centrale a réduit ce jour son taux de
prêt au jour le jour pour le sixième mois consécutif. Il est
ramené à 8,5 % après 8,75 % le mois dernier. Le taux de prêt
au jour le jour de la banque centrale reste inchangé à 7,25 %, le
taux de refinancement (repo) à 7,5 %.

La poursuite du cycle d’assouplissement monétaire s’est
opérée malgré une inflation s’accélérant en juillet
(à +8,8 %
sur un an) et les risques de dégradation de la note souveraine
du pays par Moody’s (après celle de Fitch la semaine dernière).

Elle met ainsi en évidence :

  • La volonté des autorités monétaires de soutenir l’activité
    face aux incertitudes qui se sont amplifiées. Rappelons que
    bien avant le coup d’Etat, l’activité turque avait déjà ralenti. Les
    premiers indicateurs du mois de juillet ont montré de
    nouveaux signes de faiblesse. La production industrielle s’est
    contractée de 1 % au deuxième trimestre par rapport au précédent. Le maintien de l’indice PMI du secteur
    manufacturier en dessous de la ligne de 50 en juillet suggère
    que la tendance à la baisse de l’activité manufacturière
    devrait se poursuivre. Du côté de la demande, les ventes de
    voitures ont chuté de 33 % en juillet par rapport à juin. Elles ont retrouvé leur plus bas niveau inscrit à l’été 2014.
  • La réappréciation de la livre turque qui diminue les risques inflationnistes : celle?ci s’est apprécié de près de 5 % vis?à?vis du dollar depuis le 20 juillet, retrouvant presque son niveau d’avant crise.

Dans ces conditions, nous pensons que la politique
monétaire restera accommodante. De nouvelles baisses des taux directeurs sont envisageables d’ici la fin d’année en soutien à la demande domestique. Elles seront toutefois de faible ampleur en raison des risques d’inflation.

Une autre raison poussera les banquiers centraux à être
prudents. Le pays reste vulnérable aux sorties de capitaux
étrangers. Depuis le début de l’année, les entrées nettes de
capitaux ont continué de progresser malgré les incertitudes
politiques. Mais les statistiques de la balance des paiements du mois de juin ont montré une forte dégradation du
compte des transactions courantes. Si la tendance est
appelée à se poursuivre, ceci mettra de nouveau sous
pression la livre turque alors qu’en même temps, la Fed
pourrait reprendre son cycle de resserrement de politique
monétaire.

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