Analyse & Opinion - Asset Management Opinion

Actifs réels : Source diversifiée de performance potentielle

performance_nette_moyenne_des_fonds_de_retraite_publics_par_classe_d_actifs.jpg
Pedro-Antonio Arias, Directeur du Pôle Actifs Réels et Alternatifs (PARA) chez Amundi, estime que la demande en actifs réels dans les pays développés et émergents va rester soutenue par les conditions de marché, ainsi que par des facteurs structurels. Les investisseurs affichent un biais net en faveur des actifs non cotés illiquides...

La demande structurelle reste favorable

Nous pensons que la demande en actifs réels dans les pays développés et émergents va rester soutenue par les
conditions de marché, ainsi que par des facteurs structurels. Les investisseurs affichent un biais net en faveur des
actifs non cotés illiquides, où les levées de fonds ont renoué avec leur niveau d’avant-crise avec 600 milliards USD
d’investissements dans le capital-investissement, l’immobilier, la dette non cotée et les infrastructures en 2016. L’actif
sous gestion de ces classes d’actifs a atteint un plus haut record à 7700 milliards USD[[Toutes les données proviennent de Preqin]] en 2016, et d’après les estimations
de PwC, le marché des actifs dits « alternatifs » devrait peser entre 13600 et 15300 milliards USD en 2020[[Analyse PwC Market Research Centre établie à partir des données de Preqin, HFR et Lipper.

Rapport PwC publié en juin 2015 : « Alternative Asset Management 2020 – Fast forward to centre stage ».]].

Dans un environnement caractérisé par des rendements faibles et une demande structurellement élevée pour les
produits de revenu, nous pensons que les investisseurs vont probablement chercher à diversifier leurs expositions de
portefeuille pour capter la prime d’illiquidité et augmenter leur performance.

En plus de ces facteurs, la réglementation
prudentielle (Solvabilité II pour les assureurs, Bâle III pour les banques) et l’évolution de la démographie (espérance
de vie, urbanisation) contribuent à renforcer la demande en sources de financement alternatives pour compléter
l’intermédiation bancaire dans l’économie réelle.

Une opportunité de couverture contre l’inflation

Dans la perspective de la hausse des taux d’intérêt à moyen terme qui suivra
l’accélération de la croissance et de l’inflation, les actifs réels peuvent être considérés
comme une couverture contre l’inflation dans un horizon plus éloigné. Dans cette
optique, l’immobilier et l’infrastructure représentent les stratégies les plus intéressantes.

Une source potentielle de revenu

Les actifs réels peuvent aussi être considérés comme un substitut possible aux
obligations, même s’ils présentent un risque de liquidité plus élevé, à ne pas négliger. En
réalité, certains actifs réels bénéficient d’un modèle de flux de trésorerie très prévisibles
dans un cadre contractuel rigoureux (dette non cotée, infrastructure, immobilier).
De plus, leur profil est également intéressant du point de vue des flux de revenu.
La vigueur de l’économie et la stabilisation du cycle des matières premières sont
favorables aux actifs réels sensibles à ces éléments, comme c’est le cas des aéroports et des infrastructures liées aux
matières premières/pétrole. La reprise économique européenne peut aussi être positive pour l’immobilier, en raison
de valorisations attrayantes et de la possibilité d’augmenter les loyers.

Gestion des risques dans les actifs réels

La sélectivité est particulièrement importante au niveau de l’investissement dans les actifs réels afin d’identifier
des stratégies à valeur ajoutée liées à la nature même de l’actif sous-jacent (location, rénovation ou réfection totale
dans l’immobilier) et pour atténuer le risque, qui d’une manière générale est plus élevé que dans les classes d’actifs
traditionnelles (risque spécifique lié au projet, à l’identification des actifs, risque industriel, risque politique) et ne
concerne pas uniquement la volatilité.

performance_nette_moyenne_des_fonds_de_retraite_publics_par_classe_d_actifs.jpg

Catégories