Cela
s’est traduit, entre autres, par un indice composite PMI de la zone euro qui
s’est stabilisé à 55,2 en avril (son niveau le plus bas depuis 14 mois) par
rapport à mars. Dans le même temps, l’inflation a augmenté de 1,3 % en
rythme annuel (contre 1,1 % en février), mais reste encore loin de l’objectif
de 2 %. Enfin, « les risques liés aux facteurs internationaux, y compris la
menace d’un protectionnisme accru, sont devenus plus importants », a jugé
Mario Draghi, président de la BCE.
Ce dernier fait référence à la volonté de
l’administration américaine d’imposer l’acier et l’aluminium européens à
compter du 1
er mai. Un contexte global qui sert finalement la stratégie de la
BCE.
C’est donc sans surprise qu’elle a annoncé le maintien à leur niveaux
actuels de ses principaux taux d’intérêt et que les rachats de dettes
publiques et privées se poursuivront au moins jusqu’en septembre, et audelà
si nécessaire. Elle préfère être rassurée sur la solidité et la durabilité de
la croissance en Europe et attendre que l’inflation remonte avant d’opérer
un tour de vis. Ainsi, « chi va piano va sano » (avancer doucement mais
sûrement). En d’autres termes, la BCE joue la carte de la prudence et de la
patience. Et qu’il faudra attendre les prochains Conseils des Gouverneurs
de la BCE (peut-être celui de juin ?) pour en savoir plus sur la feuille de
route de la BCE au-delà de septembre 2018.
Une position qui sied aux
marchés financiers, ce qui était le but recherché. L’ensemble des classes
d’actifs ont enregistré une performance positive sur la semaine écoulée.
L’aversion au risque s’est replié, et notamment le risque géopolitique avec le
rapprochement entre les deux Corées.
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