En effet, alors que les banquiers centraux nous disent ne plus être en mesure de normaliser leur
politique de taux au vu notamment d’un ralentissement généralisé des perspectives de croissance et
d’inflation, alors que la Chine doute et que la perspective d’un affaiblissement à venir des tensions
commerciales n’est qu’une hypothèse, ce sont les valeurs cycliques et autres valeurs délaissées qui ont, certes par intermittence, tiré les indices de marché.
PRIME DE VALORISATION (PE PROSPECTIF 12 MOIS) DU MSCI WORLD QUALITY FACE AU MSCI WORLD VALUE

Or les marchés n’ont toujours pas pris un biais
« value », surtout avec un taux 10 ans allemand
en territoire négatif…
Que se passe-t-il alors ? C’est comme si le
marché concevait, depuis quelques temps
d’ailleurs, qu’il ne pouvait plus monter en
s’appuyant toujours sur les mêmes valeurs
ou secteurs pour des raisons de valorisation.
Certes les valeurs technologiques aux ÉtatsUnis et les valeurs de luxe en Europe continuent de briller. Comment pourrait-il en être autrement quand des taux à zéro permettent de justifier n’importe quel prix pour tous les actifs ? Le marché n’est plus monomaniaque.
Ces marchés soutenus à bout de bras par les
différentes banques centrales ne baissent donc
pas, sans que l’on puisse toutefois imaginer une
hausse à ce rythme pour toute l’année 2019, une
fois le trou d’air de fin 2018 effacé.
Nous pouvons cependant pleinement y
développer nos approches « stock-picking » et
si l’actif Actions Européennes apparait comme
délaissé aujourd’hui, il n’est en réalité pas le plus
désagréable en perspectives de gains à terme
dans un tel environnement.
CUMUL DES FLUX SUR LES FONDS ET ETF ACTIONS EUROPÉENNES EN M€ SUR 1 AN GLISSANT



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