Analyse & Opinion - Asset Management Opinion

Panique généralisée ?

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Les conditions financières s'étaient resserrées de manière significative, ainsi nous pensons que la Fed n'avait d'autre choix que de faire ce qu'elle a annoncé la semaine dernière. En toute honnêteté nous ne pouvons pas certifier que cela va fonctionner à court terme, mais nous pouvons dire que cela devrait atténuer le choc déflationniste du coronavirus.

À bien des égards, nous n’avons jamais fait
face à une telle situation – le moteur
économique du pays s’arrête
temporairement.

On peut se poser beaucoup de questions
quant à la sagesse de la décision de la Fed
de réduire le taux des Fed Funds à zéro et de
lancer un nouveau programme
d’assouplissement quantitatif de 700
milliards de dollars, 500 milliards de dollars
d’achats de bons du Trésor et 200 milliards
de dollars d’obligation hypothécaires. Les
quantitative easing restent la seule arme de
répression à avoir un effet concret sur les
marchés financiers.

Les conditions financières s’étaient
resserrées de manière significative, ainsi
nous pensons que la Fed n’avait d’autre
choix que de faire ce qu’elle a annoncé la
semaine dernière. En toute honnêteté nous
ne pouvons pas certifier que cela va
fonctionner à court terme, mais nous
pouvons dire que cela devrait atténuer le
choc déflationniste du coronavirus.

Il n’y a pas d’autre chose à faire pour les
banques centrales et les gouvernements à
part mettre d’importantes liquidités à la
disposition de l’économie.

La bonne nouvelle est que, au début de cette
crise, la solvabilité de l’économie en général
était peu préoccupante.

Tout est fait pour qu’une crise de liquidité ne
devienne pas un problème de solvabilité. Et
nous pensons que cela sera le cas.

D’autres mesures devront probablement
être mises en place pour lutter contre les
effets récessifs de la pandémie :

Les 3 dernières semaines ont été sans
précédent. Nous avons connu une baisse
extrême de 19 % du S&P 500 par rapport à
son sommet historique et la plus forte
hausse du VIX de l’histoire. Nous avons eu la
plus forte baisse des prix du pétrole depuis
1970 et nous avons eu plus de 3 jours de
hausse ou de baisse que nous n’avons même pas connu en 2008.

Face à un scénario de grave pandémie, les
marchés ont réagi très fortement à cause
des désengagements violents de la gestion
passive et des fonds à levier.

Les actions EU intègrent une croissance des
bénéfices négative de –20 % et les actions
US intègrent une récession, où le taux de
chômage augmenterait de près de 3 points
de pourcentage.

Nous n’avons jamais vu une pression à la
baisse comme celle-ci. Même en 2008 où
nous étions proches d’un cataclysme, les
mouvements étaient différents. Les ventes
sont massives et sans discernement. Les
marchés sont une combinaison de passions
humaines modelées par des intelligences de
plus en plus artificielles !!!

Nous ne pouvons donner un niveau cible à la
baisse dans ces conditions car nous
sommes déjà dans l’irrationnel.

On est clairement dans une situation équivalente de type “guerre” à court terme :
Volatilité implicite du marché américain (« indice de la peur »)
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La confiance n’est plus, l’économie s’arrête
temporairement.
Des mouvements de masse se produisent,
amplifiant les tendances.
La volatilité implicite des marchés indique
une capitulation massive sans
discernement.

Les mesures de soutien vont se diffuser
progressivement dans l’économie réelle.
Elles seront complétées et amplifiées.

L’enjeu pour l’économie mondiale et les
marchés financiers reste la dissipation du
risque sanitaire, tandis que les
gouvernements doivent à présent prendre
rapidement les mesures nécessaires afin
d’enrayer l’épidémie, comme l’a fait la Chine
où le risque continue de se dissiper ces
derniers jours. Un élément relativement
rassurant en vue d’un rebond de l’activité
après de prochaines semaines encore
particulièrement difficiles pour l’économie
mondiale.

Les marchés vont rester très volatiles au gré
des annonces sur la propagation de
l’épidémie et les actions menées par les
différents Etats.

Nous pensons qu’il ne faut pas vendre ses
actifs qui restent en portefeuille mais de
profiter de sa liquidité pour réinvestir
progressivement et commencer à reprendre
quelques positions sur des indices ou des
actions de grandes capitalisations. Les
stratégies de crédit vont par ailleurs être
affectées par une hausse des défauts des
entreprises les plus fragiles.

Cela implique évidemment des sell-off des
marchés qui devront être mis à profit.

En termes d’allocation d’actifs, notre
scénario 2020 n’est pas modifié.
Nous continuons d’afficher une modération
dans les positions (position de neutralité par
rapport aux indicateurs de risques définis).

Même si le choc est fort et temporaire, nous
pensons que cela aura un impact sur les
entreprises les plus fragiles que ce soit en
termes d’activité ou de bilan. Les défauts
pourraient augmenter et impacter les
spreads de crédits sur le High Yield. Les
sociétés les mieux notées (Investment
Grade, Green Bonds) devraient profiter de
flux positifs d’arbitrage.

Le marché du High Yield va rester très
fragilisé et nous préférons les titres de
qualité Investment Grade dans un premier
temps.

Les secteurs que nous privilégions sont les
secteurs de croissance (Santé,
Technologie…) et les grandes capitalisations.

Les secteurs sur lesquels nous restons
prudents sont encore les secteurs les plus
cycliques (automobiles, consommation,
matières premières). Des révisions de
résultats vont s’accélérer dans ces secteurs.

En termes de zone géographique, les États-Unis seront les plus à même de réagir au
niveau monétaire et gardent notre
préférence. La réserve fédérale américaine
pourra jouer un rôle déterminant au niveau
monétaire et les Etats-Unis devraient
profiter de cette assurance en cas de
dégradation.

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