Opinion

Quand un virus peut en cacher un autre…

La pandémie actuelle nous rappelle les risques d’une économie globalisée mais démontre également la formidable capacité d’adaptation et d’innovation à travers le monde, que ce soit dans le domaine médical ou technologique. Le besoin de digitalisation, déjà important, a ainsi été encore renforcé, exposant davantage en contrepartie les organisations aux risques d’attaques informatiques...

La pandémie actuelle nous rappelle les risques d’une économie globalisée mais démontre également
la formidable capacité d’adaptation et d’innovation à travers le monde, que ce soit dans le domaine
médical ou technologique. Le besoin de digitalisation, déjà important, a ainsi été encore renforcé,
exposant davantage en contrepartie les organisations aux risques d’attaques informatiques. Avec le
recours accru au télétravail et l’évolution vers des systèmes informatiques plus décentralisés, les
systèmes de défense sont également plus vulnérables.
La cybersécurité, enjeu souvent intégré dans
l’analyse ESG, démontre ainsi de plus en plus sa pertinence pour appréhender les risques financiers.

L’assureur Hiscox révélait en effet dans sa dernière étude sur des milliers d’entreprises en Europe,
que 61% d’entre elles avaient subi un cyber incident en 2019, contre 45% en 2018.
Le coût moyen
pour les entreprises victimes de son panel était lui passé de 229 000 € à 369 000 € sur la même période.
Le FBI estimait lui en février dernier que ces attaques avaient couté 3.5Mds$ de perte en Amérique du
Nord sur l’année. Plus récemment, le phénomène semble avoir accéléré. Selon le journal Les Echos,
les cyberattaques contre les banques ont triplé pendant le confinement, les hôpitaux de Paris
annonçaient fin mars avoir également été ciblés
et Interpol alarmait sur la flambée des attaques depuis le début de l’année.

Face à ce fléau, 67% des entreprises de l’étude Hiscox déclaraient que leur budget de cybersécurité
allait augmenter cette année. Cette demande alimente ainsi la croissance d’acteurs spécialisés
qu’on
peut trouver partout dans le monde. Au Japon, TechMatrix intègre les meilleures technologies dans
chaque domaine au coeur des organisations et vient d’enregistrer une hausse de 73% de son résultat
opérationnel sur les 3 derniers mois. Au Royaume-Uni, Kape Technologies s’illustre sur la sécurité des
données et des logiciels de protection, et devrait enregistrer une croissance encore plus forte. En
Finlande, F-Secure propose des logiciels destinés au grand public qui s’illustrent régulièrement face
aux géants comme McAfee ou Norton, et se développe également rapidement sur le conseil aux
sociétés. Enfin aux Etats-Unis, Zix équipe déjà 30% des banques et 1200 hôpitaux nationaux grâce à
ses solutions de cryptage d’e-mails et de protection contre le vol de données, permettant une
sécurisation accrue pour 2 secteurs particulièrement sensibles.

La richesse de l’univers mondial des microcapitalisations, qui se compose généralement d’acteurs
de niche comme ceux de la cybersécurité, nous permet ainsi de sélectionner et d’accompagner ces
PME dans leur croissance grâce aux fonds Mandarine Europe Microcap et Mandarine Global
Microcap.

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