La Commission européenne a publié, jeudi 2 juin 2016, « un agenda européen pour
l’économie collaborative ». Dans un contexte de forte médiatisation des oppositions entre
Etats et grands acteurs de l’économie collaborative, il s’agit de promouvoir l’harmonisation
des règlementations dans ce domaine. Cependant, il est risqué de considérer l’économie
collaborative comme un ensemble homogène, alors que les 15 000 entreprises(1) qui en font
partie ont des finalités opposées. Il faut en effet distinguer les modèles lucratifs où les
transactions sont rémunérées (Airbnb, Blabacar…) des initiatives fondées sur la gratuité des
services et la solidarité. Il faut donc plutôt parler « des économies collaboratives », au sein
desquelles on trouve l’économie du don, à l’instar de Couchsurfing, Fullmobs ou Wikipédia…
Inventeur du bénévolat 2.0, Welp s’inscrit pleinement dans cette catégorie. Premier réseau
de confiance où déjà plus de 10 000 personnes se rendent service gratuitement, animés de
l’envie de se sentir utiles, Welp a obtenu en avril dernier l’agrément ESUS (entreprise
solidaire d’utilité sociale). Son objectif est de promouvoir l’entraide entre particuliers (et
associations) sans aucune contrepartie. Elle entend ainsi répondre à un double enjeu de
société : le manque de bénévoles associatifs et le renforcement du lien social pour lutter
contre l’exclusion et l’isolement. S’inscrivant dans cette nouvelle économie collaborative
solidaire, Welp vise à s’appuyer sur les 9,7 millions de Français pratiquant déjà un bénévolat
de proximité, informel et ponctuel(2)
, pour pallier le manque de bénévoles dont disent
souffrir un tiers des 1,3 millions d’associations.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette économie collaborative à vocation sociale
intéresse business angels et autres investisseurs. Pour preuve, après avoir levé 75 000 euros
en novembre 2015, Welp vient de clôturer une nouvelle levée de fonds de 90 000 euros sur
1001pact.com, plateforme d’investissement participatif dédié à l’entreprenariat social. Ces
fonds permettront à Welp de recruter, communiquer et atteindre 50 000 inscrits fin 2016 et
500 000 fin 2017 avec le lancement du site à l’international.
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