L’exercice 2015 s’est déroulé dans un contexte de marchés contrasté. Le premier semestre a été très
favorable, notamment grâce à la politique de Quantitative Easing de la Banque Centrale Européenne. En
revanche, le second semestre a été marqué par un retournement à partir du mois de juin, notamment à
cause des craintes sur l’économie chinoise.
Ainsi le Stoxx 600, qui avait progressé de +11% au premier semestre, a baissé de -4% au second semestre.
Néanmoins sur l’ensemble de l’année, l’effet marché est demeuré positif à hauteur de 22,4 Md€ sur les
encours d’Amundi.
En 2015, la collecte nette atteint un niveau record à 80 Md€, soit 9% des encours de début de période, contre 33 Md€ en 2014. C’est le niveau le plus élevé depuis la création d’Amundi. Le groupe est classé premier collecteur en Europe[[Source : Lipper Broadridge Fundfile, fonds ouverts de droit européen et cross border, janvier à novembre 2015]] et quatrième au plan mondial[[Source : Morningstar Direct, fonds ouverts périmètre monde, y compris Trésorerie, hors fonds de fonds et nourriciers, janvier à décembre
2015]] sur les fonds ouverts.
Amundi a bénéficié en 2015 de sa stratégie de développement fondée sur la diversité de ses marchés – Retail, Institutionnels –, de ses expertises et sa présence géographique étendue.
Ainsi la collecte nette a été très équilibrée entre les segments de clientèle10 Retail (41,5Md€) et Institutionnels (38,3 Md€) ; elle se répartit à hauteur de 56% pour les actifs à moyen-long terme[[ Voir tableau – Encours sous gestion et collecte par classes d’actifs]] et 44% pour les produits de trésorerie, et au sein des actifs longs toutes les expertises ont contribué à cette forte collecte, et plus particulièrement les obligations (24,4 Md€), les gestions diversifiés (11,7 Md€) et les actions (6,0 Md€).
La collecte nette a été tirée à 75% par l’international[[Voir tableau – Encours sous gestion et collecte par zones géographiques]], dont 47% par l’Asie et 28% par l’Europe hors de France. A souligner particulièrement à l’international les performances des Joint-Ventures d’Asie, qui ont
collecté 31,3 Md€ en 2015, et de l’Italie (5,7 Md€).
Les Réseaux France affichent pour la première fois depuis la création d’Amundi une collecte nette à l’équilibre hors produits de trésorerie (+0,1 Md€) sur l’ensemble de l’année, avec toutefois un second semestre moins favorable que le premier.
Au quatrième trimestre 2015, la collecte nette s’est élevée à 14,1 Md€, contre 12,5 Md€ au quatrième
trimestre 2014. Elle se répartit à parts égales entre le segment Retail (7,2 Md€) et la clientèle
institutionnelle (6,9 Md€).
Amundi a ainsi quasiment atteint fin 2015 l’objectif de 1 000 Md€ d’encours sous gestion[[ 985 Md€ au 31 décembre 2015, +12% /31 décembre 2014
]], qui avait été
annoncé pour fin 2016, dans le cadre du Plan à Moyen Terme de Crédit Agricole S.A. présenté en mars
2014. A noter en outre que la croissance a été réalisée quasi exclusivement de manière organique[[Dans le cadre du Plan à Moyen Terme de Crédit Agricole S.A. la croissance était anticipée pour un tiers de manière organique et pour deux
tiers par croissance externe.]].
Le résultat net ajusté[[Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4]] 2015 s’élève à 528 m€, en hausse de +8% par rapport à 2014
L’exercice 2015 marque une nouvelle croissance du résultat net. Celui-ci s’élève à 528 m€, en hausse de
+8% par rapport à 2014, une fois ajusté des frais d’IPO[[Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4]]
(introduction en bourse).
Cette progression reflète :
- une hausse des revenus de +7,8%, notamment avec une progression de +11% des commissions
nettes, en ligne avec la progression des encours ; en revanche les commissions de surperformance
sont en baisse de -19% ; - des charges d’exploitation[[6 Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4]] dont la hausse à périmètre et change constant, est limitée à +4,3%.
Cette progression traduit pour l’essentiel le renforcement des équipes à l’international, conforme à
notre stratégie de développement.
Le résultat brut d’exploitation (RBE) ajusté[[6 Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4]]
a progressé de +7,6% par rapport à 2014, à 788 m€. Le
coefficient d’exploitation ajusté[[6 Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4]]
reste au niveau très compétitif de 52,4%.
A noter que, en lien avec la forte progression de leurs encours, le résultat des sociétés mises en
équivalence, qui reflète principalement le résultat des joint-ventures en Asie, s’établit à 25 m€ en 2015, en
hausse de +49,1% par rapport à 2014.
Après déduction des frais d’IPO, soit 9 m€ après impôts, le résultat net part du Groupe publié s’établit à
519 m€, en hausse de +5,9% par rapport à 2014.
Au quatrième trimestre 2015, le résultat net part du Groupe se situe à un bon niveau : 131 m€ ajusté des
frais d’IPO[[6 Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4]]
, en hausse de +4,8% par rapport au quatrième trimestre 2014 et de +8,3% par rapport au
troisième trimestre 2015.
Les revenus – 431 m€ – sont en forte progression à +13,1% par rapport au quatrième trimestre 2014
grâce à la combinaison de la hausse des commissions nettes de +11,3%, en ligne avec l’évolution des
encours moyens hors JV (+10%) et des commissions de surperformance enregistrées sur le trimestre
(+29,5%), à 61 m€.
Les charges d’exploitation ajustées[[6 Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4]]
sont en hausse de +10,4% par rapport au quatrième trimestre 2014.
Leur évolution traduit pour l’essentiel la hausse des rémunérations variables en lien avec celles des
revenus et du résultat. Le coefficient d’exploitation ajusté[[Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4]]
s’établit à 52,3%, parfaitement en ligne avec
le coefficient sur l’ensemble de l’année 2015, et en baisse de plus d’un point de pourcentage (-1,3 point)
par rapport au quatrième trimestre 2014 (53,6%).
Après déduction des frais d’IPO, soit 7 m€ après impôts sur le trimestre, le résultat net part du Groupe
publié s’établit à 124 m€, quasi stable (-0,6%) par rapport au quatrième trimestre 2014.
Une structure financière très solide
Amundi a encore renforcé sa structure financière en 2015. Les fonds propres tangibles[[Après déduction des survaleurs et autres actifs incorporels]] s’élèvent à
3,3 Md€, l’endettement financier net est nul et le capital disponible[[Capital disponible : pour les principes de calcul du capital disponible, se référer au chapitre 10 du Document de Base publié le 6 octobre 2015,
détail du calcul au 31 décembre 2015 dans la présentation des comptes 2015 publiée sur legroupe.amundi.com]], après prise en compte des besoins
réglementaires et après déduction du seed money non monétaire et des participations, ressort à 1,5 Md€.
Une politique de dividende attractive
Le Conseil d’Administration a décidé de proposer à l’Assemblée Générale, qui se tiendra le jeudi 12 mai
2016, un dividende de 2,05 € par action en numéraire, soit 343 m€.
Ce dividende correspond à un taux de
distribution de 65% du résultat net part du Groupe[[Hors frais d’IPO : 15 m€ avant impôt, 9 m€ après impôt en 2015, dont 7 m€ au T4
]]
et un rendement de 6,0% sur la base du cours de
l’action à la clôture du 9 février 2016.


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