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Hausse de l’Indicateur de Régime de Marché de State Street Global Advisors

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Au troisième trimestre 2015, l'Indicateur de Régime de Marché (MRI) s'est inscrit en hausse, passant en régime de Forte aversion après avoir terminé le deuxième trimestre en mode Normal. Le MRI a commencé la période en régime de Forte aversion au risque, les trois facteurs qui le composent évoluant tous de manière défavorable...

L’Indicateur de Régime de
Marché (MRI)
est un indicateur
macroéconomique interne développé
par l’équipe Investment Solutions
Group de State Street Global Advisors.
Le MRI est construit à partir
d’informations de marché prospectives
et vise à identifier le niveau d’aversion
ou d’appétit pour le risque du
marché. Le signal qu’il génère est
obtenu à partir de différents facteurs,
notamment la volatilité implicite du
change et des actions et les spreads des
marchés obligataires.

L’Investment Solution Group a mis à l’épreuve l’indicateur
de régime de marché avec des tests rigoureux pendant douze
mois. Les résultats des tests ont montré que l’indicateur suivait
les événements de stress historiques sur les marchés et que
les stratégies d’investissement qui utilisent l’indicateur ont
surperformé. L’Investment Solutions Group emploie le MRI
ainsi que d’autres données au sein de son processus de décision
d’allocation tactique d’actifs mondiale.

Par définition, le signal du MRI est compris entre 0 % et 100 %.
Sur cette échelle, un niveau élevé est souvent caractérisé par
des tensions sur le marché, telles que une forte hausse de la
volatilité et une chute des prix des actifs risqués.

Nous avons identifié cinq régimes de marché distincts :

  • Crise (niveau proche de 100%) – extrême aversion au risque (peur/panique)
  • Forte aversion au risque (niveau supérieur à la moyenne) – aversion élevée pour les actifs risqués
  • Normal (niveau proche de la moyenne) – sentiment de marché neutre
  • Faible aversion au risque (niveau inférieur à la moyenne) – appétit pour les actifs risqués
  • Euphorie (niveau proche de 0%) – appétit extrême pour le risque par rapport à la prise de risque (avidité/complaisance)

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Des défis majeurs restent à relever

Au troisième trimestre 2015, l’Indicateur de Régime de Marché
(MRI) s’est inscrit en hausse, passant en régime de Forte
aversion après avoir terminé le deuxième trimestre en mode
Normal. Le MRI a commencé la période en régime de Forte
aversion au risque, les trois facteurs qui le composent évoluant
tous de manière défavorable. Le signal a ensuite reculé avant de
terminer mi-juillet en régime Normal, influencé par le net
déclin des volatilités implicites tant sur les actions que sur les
devises. Il est resté à ce niveau jusqu’à la dernière semaine
d’août pour ensuite progresser régulièrement et franchir le
seuil de Crise lorsque les marchés d’actions se sont effondrés.
L’indicateur a ensuite reculé pour repasser en régime de Forte
aversion jusqu’à la fin du trimestre sous l’influence des niveaux
sans précédent depuis des années, atteints par les volatilités
implicites des actions et de l’élargissement des spreads des
obligations risquées.

La principale cause d’instabilité au cours de la période est venue
des volatilités implicites des actions. Durant le mois de juillet,
ce facteur a en effet oscillé entre les différents régimes, les
volatilités jouant aux montagnes russes déstabilisées par la
crise grecque : après avoir débuté en mode de Crise ou de Forte
aversion, il est complètement redescendu jusqu’à entrer en
régime d’Euphorie en milieu de période, sur fond de bonnes
nouvelles en provenance de la Grèce. Il s’est maintenu en
régime de Faible aversion jusqu’à la fin du mois et pendant la
première partie du mois d’août.
Les volatilités implicites ont
fortement augmenté durant la seconde quinzaine, les
investisseurs analysant les commentaires de la Réserve
Fédérale à la recherche d’indices permettant d’anticiper la
trajectoire des taux directeurs dans un contexte de doute
persistant quant à la capacité de la Chine à soutenir le marché.

Le 24 août, ces incertitudes ont propulsé l’indice VIX jusqu’à
des niveaux jamais égalés depuis la crise financière de 2008. Les
volatilités implicites ont globalement affiché des niveaux élevés
tout au long du mois de septembre, ce facteur demeurant en
régime de Crise jusqu’à la fin du troisième trimestre.

Le facteur « spreads de la dette » est resté sous tension durant la
plus grande partie de la période. Il a commencé en régime de
risque Normal au mois de juillet pour osciller ensuite entre le
régime Normal et de Forte aversion en cours de mois.
L’élargissement des spreads de la dette s’est poursuivi tout au long du mois d’août et le facteur est passé du régime de Forte
aversion à celui de Crise pendant la dernière semaine. Il s’est
maintenu à ce niveau presque constamment jusqu’à la fin du
trimestre. Les spreads se sont régulièrement élargis tant sur le
marché des obligations émergentes que sur le segment du haut
rendement, dominés par les inquiétudes entourant la croissance
chinoise et la chute des cours pétroliers.

Le facteur fondé sur les volatilités implicites des devises a
également été marqué par une forte instabilité ce trimestre.
Il a débuté en régime de Forte aversion en juillet et a ensuite
hésité entre le régime de Crise et celui de Forte aversion,
influencé notamment par la volatilité implicite sur l’EUR/USD;

il s’est ensuite atténué à partir de la mi-juillet pour renouer
avec un régime de Faible aversion pour la première fois depuis
septembre 2014. Durant toute la première quinzaine d’août, le
facteur a oscillé entre le mode Normal et de Faible aversion
puis a enregistré un bref rebond le 24 août et a franchi le seuil
de Crise lorsque la volatilité implicite des quatre paires de
devises sous-jacentes s’est envolée. Il est ensuite redescendu
dans les derniers jours pour terminer en régime de Forte
aversion. Le facteur a ensuite navigué entre le régime de Forte
aversion et le mode Normal début septembre avant de se
stabiliser en milieu de mois pour rester en régime Normal
jusqu’à la fin du trimestre. Cette baisse s’explique en particulier
par la chute des volatilités implicites sur les devises EUR/USD
et USD/CHF.

Alors que nous entrons dans le dernier trimestre de l’année,
nous recommandons la prudence, le signal ayant terminé la
période précédente en régime de Forte aversion au risque. En
effet, les incertitudes entourant la croissance mondiale et plus
particulièrement celle de la Chine, le calendrier de la première
remontée des taux aux États-Unis, l’effondrement des cours des
matières premières et la montée des risques géopolitiques au
Moyen-Orient pourraient chahuter encore un peu plus un
marché déjà volatil.
Ces risques à court terme pourraient
finalement signer la fin d’une période haussière de 30 ans sur le
marché obligataire ou d’une période haussière de sept ans sur
les actions.

À ce stade, il est difficile de prévoir si l’économie
mondiale va sortir de la « lowflation » (inflation extrêmement
faible) ou si nous allons rester dans un régime de politique
monétaire accommodante afin de lutter contre les risques
de déflation.

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