L’indice de référence de la Bourse égyptienne (EGX) a atteint 9 958 points, son
plus haut niveau en sept ans. Il correspond au niveau atteint en février 2008, peu avant de
monter à son record de 11 936 points en mai 2008. En 2014, le volume des échanges boursiers
sur l’EGX[[L’EGX est l’une des institutions qui opère dans le cadre du Ministère de l’Investissement, sous la surveillance des
services financiers non bancaires et de l’Autorité de Surveillance Financière Egyptienne (EFSA).]] a représenté 57 milliards de titres, soit le double du niveau de 2013.
Selon Morgan Stanley Capital International (MSCI), le marché boursier égyptien a été le plus
performant de tous en 2014, avec des niveaux de performance de 31%. L’EGX a également
surperformé l’indice MSCI Emerging Markets en 2014, avec une augmentation de 32%,
comparativement à une baisse prévue de 5% dans l’indice MSCI des marchés émergents. (Les
indicateurs boursiers sont des repères avancés qui annoncent les meilleures performances
économiques à venir. Les indices signalant de meilleures performances reflètent une
amélioration des conditions économiques actuelles et futures pour les entreprises, et une
capacité accrue pour les investisseurs à effectuer des opérations dans un environnement
économique plus favorable.)
« Plusieurs institutions ont apprécié favorablement les nouveaux développements qu’a connus
l’EGX en 2014 », explique le Dr Mohammed Omran, Président d’EGX. Africa Investor a décerné à
EGX la palme de l’Indice Boursier le plus innovant d’Afrique en 2014. Le classement de l’Egypte
dans le rapport d’activité de la Banque Mondiale s’est amélioré suite à l’ajout de nouvelles
exigences transactionnelles au sein du Règlement de Cotation et de Divulgation. Le Financial
Times a désigné l’Egypte comme meilleure destination pour les investisseurs des marchés
boursiers en 2014.
« Un autre développement tout aussi important a été la flambée des augmentations de capital,
qui ont bondi en 2014 de 9,3 milliards d’EGP (livres égyptiennes), leur plus haut niveau depuis
2011 », a déclaré le Dr. Omran. « 72 sociétés cotées ont recherché des augmentations de capital
en 2014, indiquant que près de 30% d’entre elles envisageaient de se développer, montrant
ainsi qu’elles s’attendent à une amélioration des conditions économiques. »
« Cette année, les investisseurs ont fait preuve d’un intérêt qui n’avait pas été vu depuis 2010,
comme lors de cette introduction en bourse majeure d’une entreprise cimentière qui a été
sursouscrite plus de 18 fois », a ajouté le Président d’EGX. Les opérations des investisseurs
étrangers ont été évaluées à 40 milliards d’EGP en 2014, contre 24 milliards en 2013, réalisant
un afflux d’équité net de 3,4 milliards d’EGP en 2014 ; c’est la première fois que les investisseurs
étrangers ont enregistré des flux entrants nets depuis la révolution de 2011.
Autre signe de confiance, le groupe Al Kharafi, basé au Koweït, a annoncé qu’il allait construire
une usine d’assemblage de Mitsubishi à Qena en Egypte et investir dans la future capitale
administrative égyptienne, qui va être construite à l’extérieur du Caire. L’annonce d’Al-Kharafi
Group fait suite à d’autres investissements significatifs en Egypte réalisés en janvier de cette
année par IBM, Nestlé, Kellogg’s, Vodafone et d’autres entreprises multinationales.
Le ministre égyptien de l’Investissement, M. Ashraf Salman s’est déclaré « encouragé par le
soutien croissant dont bénéficie l’économie égyptienne de la part des investisseurs, » en
ajoutant que « ce partenariat continuera de se développer au cours des prochains mois » car le
Gouvernement doit dévoiler de nouvelles réformes en faveur des milieux d’affaires et des
opportunités d’investissement.
La hausse du marché boursier égyptien et les investissements qui ont eu lieu sont des signes
encourageants pour les organisateurs de l’EEDC, qui sera présidée par S.E. le Président Abdel
Fattah El-Sisi. Cette conférence fait partie d’un ambitieux programme de réformes en cours pour
restructurer l’économie et transformer les fondamentaux économiques de l’Egypte, en
resserrant les liens avec le secteur privé, tout en développant le capital humain, la
consommation et en aidant les classes les moins privilégiées de la société égyptienne à atteindre
des niveaux de revenus plus élevés.
La reprise économique commence à se faire sentir en Egypte avec un taux de croissance de 6,8%
au premier trimestre de l’exercice en cours. Le gouvernement égyptien prévoit que le taux de
croissance de cette année sera supérieur à 4%, soit plus que l’objectif initial. Les progrès de
l’Egypte ont été appréciés par les agences de notation internationales, le FMI et la Banque
mondiale entre autres.
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