Publié chaque trimestre, le Bond Compass s’appuie sur la recherche menée en interne par State Street Global
Markets, la division de State Street dédiée à la recherche et à l’exécution. Le Bond Compass fournit des éclairages
inédits sur les positionnements des investisseurs à partir des indicateurs de flux et positions des marchés
obligataires mondiaux fournis par State Street Global Markets. Cette première édition offre une vue synthétique des
indicateurs relatifs aux flux et aux positions obligataires mondiaux au troisième trimestre 2018, calculés à partir d’un
échantillon représentant 10 000 milliards de dollars d’actifs, qui couvre un peu plus de 10 % des encours d’actifs
obligataires à l’échelle mondiale.
L’analyse explore les positions courantes des investisseurs sur différents instruments obligataires ainsi que les
comportements d’achat et de vente overlay du dernier trimestre.
Ces données spécifiques permettent
d’appréhender le sentiment des investisseurs de manière approfondie et de saisir la réalité de leurs positions en
faisant abstraction des bruits de marché. Le contraste entre les avoirs détenus et les tendances d’achat récentes
nous permet d’interpréter ce qu’envisagent les investisseurs en termes d’exposition future.
« Malgré la volatilité récente, les investisseurs demeurent modérément optimistes concernant la croissance à moyen
terme : c’est le sentiment général que nous tirons de ces données » a commenté Michael Metcalfe, Responsable
monde de la stratégie macroéconomique chez State Street Global Markets. « Les flux obligataires indiquent
actuellement que les investisseurs considèrent généralement l’inflation comme sans gravité, et qu’ils ne se soucient
pas outre mesure des perspectives de celle-ci, une tendance confirmée par nos données en ligne jusqu’au début du
mois d’octobre. Nous assistons effectivement à une réévaluation du risque et à une révision des positions tout au
long de la courbe, mais pas à un mouvement global d’achat à des fins de protection. Si l’on ajoute à cela quelques
modestes achats d’obligations d’entreprises, les flux semblent indiquer que les investisseurs à long terme ne sont
pas encore en proie à la panique ».
« Les investisseurs institutionnels ont ajusté leurs expositions au risque, en réduisant certaines positions souspondérées
dans la partie plate de la courbe des taux aux États-Unis, à la recherche d’une pente un peu plus élevée » a ajouté Antoine Lesné, Responsable EMEA stratégie et recherche de SPDR ETF. « Ce qui est intéressant
cependant, c’est que nous n’assistons pas à de lourds achats liés à la recherche de protection contre l’inflation
malgré le débat animé du marché concernant la menace que fait peser la croissance des salaires sur le rythme des
hausses de taux aux États-Unis. Si les transactions indiquant une prise de risque moins importante n’ont pas été si
nombreuses, reste à savoir si l’appétit sélectif des investisseurs pour le risque se maintient jusqu’à la fin du dernier
trimestre quand les allocations deviennent typiquement plus dynamiques et la volatilité du marché plus enracinée ».
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