Mercer, leader mondial du conseil en ressources humaines, santé
et prévoyance, gestion des talents, retraite et investissements, livre ce jour les
conclusions de sa nouvelle étude sur le lien entre changement climatique et
performance financière, dans le rapport Investing in a Time of Climate Change – The Sequel (« La Suite »). Mercer a dès 2009 développé une recherche et des services de
conseil en investissement autour de la question du risque systémique posé par le
changement climatique, avec en 2015, la sortie remarquée du rapport Investing in a
Time of Climate Change report (2015). Le modèle de scénarios climatiques de Mercer
s’inscrit dans la logique des recommandations du groupe de travail sur l’information
financière relative aux changements climatiques (TCFD). Il permet aux investisseurs
d’évaluer le risque financier lié au climat à l’échelle d’un portefeuille global, au niveau
classe d’actifs et secteur d’activités, en vue de quantifier à l’horizon de plusieurs
décennies l’effet prospectif du climat sur la performance financière.
La Suite comprend trois scenarios de changement climatique, à savoir une augmentation
moyenne de températures par rapport à l’ère préindustrielle de +2°C, +3°C et +4°C, sur trois
horizons de temps – 2030, 2050 et 2100. L’horizon le plus long (limité à 2050 dans l’étude de
Mercer en 2015) donne plus de visibilité sur l’effet attendu des catastrophes naturelles et de
la disponibilité des ressources naturelles sous chaque scénario. Un nouveau stress-test a par
ailleurs été intégré au modèle pour permettre aux investisseurs d’évaluer l’effet d’évolutions
soudaines dans la perception des probabilités associées à chaque scénario, dans la prise de
conscience du marché et/ou dans l’ampleur potentielle des dégâts environnementaux.
« L’une des principales conclusions est que l’investissement aligné sur un scenario à 2°C est
à la fois un impératif et une occasion. C’est un impératif : pour presque toutes les classes
d’actifs, régions et horizons de temps, un scénario à 2°C conduit à de meilleures perspectives
financières, relativement aux scénarios à 3°C ou 4°C. C’est une occasion : bien que de
nombreuses activités seront pénalisées par un scénario à 2°C, d’autres activités seront
notablement favorisées par la transition vers une économie bas-carbone », d’après Helga
Birgden, Global Business Leader, Responsable Investissements, Mercer. « La
modélisation montre que davantage d’actifs durables dans les portefeuilles peut permettre
d’améliorer la performance. Les conclusions sont claires et vont dans le sens de celles déjà mises en évidence dans le rapport Mercer de 2015, ce qui renforce le caractère d’urgence
des actions à entreprendre pour un scénario bien en-deçà de 2°C. »
Les investisseurs doivent également être attentifs aux effets potentiels du changement
climatique à plus court terme. Une accélération, par rapport à une perspective d’évolutions
lentes sur le long terme, ne doit pas être exclue : un outil de stress-test peut donc s’avérer
utile.
« Tester une probabilité plus élevée de scenario à 2°C, ou de scenario à 4°C associé à une
prise de conscience plus importante par le marché, conduit à des revalorisations typiquement
entre +3% et -3% à court terme. » commente Helga Birgden.
La Suite apporte aux investisseurs un cadre utile pour se positionner réellement comme
acteurs de la transition vers un scénario à 2°C. Les investisseurs acteurs de cette transition,
tels qu’identifiés dans le rapport Mercer de 2015, réclament de la part des sociétés exposées
au risque de transition des plans d’activités alignés sur le scénario à 2°C, et font pression sur
les gouvernements pour qu’ils prennent des mesures urgentes dans le sens de la mise en
oeuvre de l’Accord de Paris, y compris davantage d’engagements pour résoudre le défi
climatique.
« C’est clairement une responsabilité fiduciaire, dès lors qu’il est question de gestion de
risque, pour reprendre la taxonomie du rapport 2019 du Forum Economique Mondial. Les
investisseurs devraient intégrer le risque climatique à chaque étape du processus
d’investissement, des convictions définies en amont jusqu’à la construction de portefeuille, en
passant par la politique d’investissement. », analyse Frédéric Debaere, Leader
Investissements, Mercer France.
Mercer a déjà conseillé un certain nombre de clients précurseurs sur la base du modèle mis
à jour, en Australie, en Europe continentale et au R.-U., et a appliqué le nouveau modèle à
des portefeuilles diversifiés types, dans le cadre de son activité de gestion fiduciaire en Europe
et dans la zone Pacifique.
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