Note

Les actions offrent les meilleures perspectives pour 2015, selon une étude mondiale auprès des investisseurs institutionnels menée par Natixis Global Asset Management

Si la grande majorité des investisseurs institutionnels a déjà recours aux produits dits « alternatifs » dans le cadre de la construction des portefeuilles, plus d’un tiers (36%) augmenterait l’allocation à ces stratégies pour compenser la hausse des taux.

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La dernière étude mondiale réalisée par Natixis Global Asset Management révèle que
parmi les différentes classes d’actifs, les investisseurs institutionnels estiment que les
actions devraient enregistrer les meilleures performances en 2015. Ces investisseurs,
responsables de fonds de pensions publics et corporates, fonds souverains, assureurs,
prévoient de mettre en œuvre une stratégie d’allocation prudente l’année prochaine, tout
en privilégiant les investissements générateurs de rendement par rapport aux actifs plus
risqués.

Pour 46% des investisseurs institutionnels interrogés, les actions offriront les
performances les plus solides en 2015, tout particulièrement les actions américaines qui
devraient surperformer les autres régions. Ils sont en revanche 28% à penser que les
produits dé-corrélés afficheront les meilleures performances, le private equity arrivant en
tête au sein de cette catégorie. Les obligations ne recueillent que 13% des votes, suivis
par l’immobilier (7%), l’énergie (3%) et le marché monétaire (2%).

642 investisseurs institutionnels gérant un total d’encours de 26.7 trillions € ont été
interrogés sur leurs perspectives de marché. L’étude a révélé :

  • Des attentes réalistes en termes de performance : en moyenne, les investisseurs
    institutionnels pensent pouvoir générer des rendements nets annuels de 6,9% après
    inflation. Selon les études réalisées par NGAM en 2014, les conseillers en gestion de
    patrimoine considèrent que leurs clients pourraient compter sur des rendements de 5,6%
    après inflation[[Natixis Global Asset Management a publié les résultats de son Etude Mondiale des Investisseurs Privés en mai 2014. Cette
    étude est basée sur un travail de recherche mené dans 14 pays à travers l’Amérique, l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient auprès
    de 5 950 investisseurs détenant des actifs supérieurs à 200 000 USD.]] , tandis que les investisseurs particuliers sont contraints de générer un
    rendement de 9% après inflation pour répondre à leurs besoins[[Natixis Global Asset Management a publié les résultats de son Etude Mondiale des Conseillers en Gestion de Patrimoine en
    septembre 2014. L’étude a porté sur 1 800 conseillers à travers le monde. ]].
  • Les évènements géopolitiques en tête des menaces : les quatre principaux
    facteurs de risque qui pourraient peser sur les performances l’année prochaine sont les
    événements géopolitiques (cités par 17% des investisseurs institutionnels), les problèmes
    économiques en Europe (13%), le ralentissement de la croissance en Chine (12%) et la
    hausse des taux d’intérêt (11%).
  • Intérêt pour les actifs dé-corrélés : près d’un quart (73%) des sondés ont
    l’intention de maintenir ou de renforcer leur allocation aux investissements non liquides,
    et 87% déclarent maintenir ou renforcer leur allocation sur l’immobilier. Près de la moitié
    des participants (49%) estime qu’il est essentiel pour les institutions d’investir dans des
    produits alternatifs afin de surperformer les marchés globaux.
  • Conseils pour les investisseurs privés : parmi les principaux conseils adressés par
    les institutionnels aux investisseurs privés pour les 12 prochains mois : évitez de prendre
    des décisions émotionnelles.

« Les investisseurs institutionnels sont face à une énorme responsabilité fiduciaire pour
financer les objectifs et répondre aux engagements futurs »
explique Christophe Point,
Directeur de NGAM Distribution France, Suisse Romande et Monaco. « Dans
l’environnement de marché actuel, il est difficile pour ces derniers de générer des
rendements suffisamment élevés pour s’acquitter de leurs responsabilités à court-terme,
voire sur un horizon plus long. Un portefeuille durable, construit sur la base de stratégies
de gestion des risques efficaces, permettrait aux investisseurs de trouver le juste
équilibre entre la recherche de croissance à long-terme et la réduction des pertes liées à
la volatilité »
.

La hausse des taux, un défi qui reste gérable

Les investisseurs institutionnels restent confiants face à des marchés financiers marqués
par la hausse des taux d’intérêt et par un rythme de croissance plus faible. 87% des
participants se disent en effet capables de répondre à leurs engagements de long-terme.
Par ailleurs, l’étude a révélé que :

  • 67% des investisseurs institutionnels anticipent des difficultés au cours des trois
    prochaines années liées à la hausse des taux.
  • Afin de compenser ces taux d’intérêt plus élevés, 61% des investisseurs institutionnels
    prévoient de faire évoluer le positionnement de leurs portefeuilles et de privilégier les
    obligations de duration courte par rapport aux durations plus longues. Près de la moitié
    des participants (46%) dit vouloir réduire son exposition aux obligations. Et si la grande
    majorité des investisseurs institutionnels a déjà recours aux produits dits « alternatifs »
    dans le cadre de la construction des portefeuilles, plus d’un tiers (36%) augmenterait
    l’allocation à ces stratégies pour compenser la hausse des taux.

Conseils de professionnels de l’investissement

« Les investisseurs institutionnels ont une vision précise des marchés et des perspectives
à long-terme »
ajoute Christophe Point. « Tout comme les autres investisseurs, les
institutionnels ont des inquiétudes à court-terme. Ils subissent également une forte
pression pour faire face à leurs besoins d’investissement actuels, quelle que soit la
configuration du marché. En raison de leur horizon d’investissement relativement long,
leur vision des marchés financiers est particulièrement intéressante »
.

Interrogés sur les conseils qu’ils pourraient donner aux investisseurs particuliers, les
institutionnels recommandent :

  • D’éviter de prendre des décisions émotionnelles dans le domaine financier : 84%
  • De s’appuyer sur les stratégies de gestion dé-corrélées – y compris les hedge funds,
    les fonds long-short et les autres solutions alternatives : 76%
  • De définir son objectif de performance en fonction de facteurs personnels et non sur la
    base d’indices de marché : 62%
  • De penser d’abord au risque, et ensuite au rendement, dans la construction d’un
    portefeuille : 61%

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