Les dividendes à l’échelle internationale ont chuté de 6.7% par rapport au 2ème trimestre
2014 pour atteindre 404,9 milliards de dollars US, soit une baisse de 29,1 milliards de
dollars US selon la dernière édition du rapport de l’Indice Henderson des dividendes
mondiaux (HGDI). Il s’agit de la troisième baisse trimestrielle consécutive, cette dernière est
principalement due à la solidité du dollar US face aux principales devises mondiales.
Principaux points clés:Nous avons revu les prévisions pour 2015 à la hausse. Les dividendes à l’échelle internationale devraient désormais atteindre 1 160 milliards de dollars (contre 1 130 millions de dollars US auparavant) en raison du renforcement des dividendes ordinaires Nous prévoyons donc une hausse de 7,8% des dividendes ordinaires et une chute de 1,2% des dividendes totaux en raison de la solidité du dollar US
- Les dividendes totaux à l’échelle internationale ont chuté de 6.7% pour atteindre 404,9 milliards de dollars US au cours du 2ème trimestre, la troisième baisse trimestrielle consécutive en raison principalement de la solidité du dollar US
- Les dividendes ordinaires (après ajustement des effets de change et d’autres facteurs) ont progressé de façon encourageante (8,9%)
- La majeure partie des dividendes de l’Europe hors Royaume-Uni sont payés au cours du 2ème trimestre. Les dividendes totaux ont chuté de 14,3% en raison principalement de la faiblesse de l’Euro
- Les dividendes ordinaires ont progressé de 8,6% grâce notamment à l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique
- Les Etats-Unis restent le moteur de la croissance des dividendes mondiaux (+10% pour les dividendes totaux), avec le sixième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres
- Le deuxième trimestre est également une période importante pour le Japon. Les dividendes ont chuté de 7,1% en raison de la faiblesse du Yen alors que les dividendes ordinaires ont fortement progressé (16,8%) suite à l’augmentation des distributions et à la forte croissance des bénéfices
- Les sociétés du secteur financier à travers le monde ont augmenté leurs dividendes, le secteur continuant de se remettre de la crise financière
L’Euro, le Yen et le Dollar australien ont perdu un cinquième de leur valeur par rapport au 2ème trimestre
2014 et la Livre sterling un dixième de sa valeur. La hausse du dollar US a entrainé une baisse de 52,2
milliards de dollars US des dividendes payés au cours du trimestre. L’Indice Henderson des dividendes
mondiaux (HGDI) a atteint 155,1 à la fin de 2ème trimestre, en baisse de 4% par rapport à son plus haut
niveau atteint en septembre 2014 (161,5). La croissance des dividendes ordinaires, après ajustement des effets de change, des dates de paiement et
des changements effectués au sein de l’indice et après déduction des variations de dividendes
extraordinaires, fut encourageante (8,9%). Le deuxième trimestre est dominé par l’Europe hors Royaume-Uni. Les tendances de la région influencent
donc fortement les résultats du trimestre et expliquent largement la faiblesse des dividendes totaux. Les
deux tiers des dividendes annuels de l’Europe sont payés au cours de cette période et les dividendes totaux
de la région ont chuté de 14,3% (pour atteindre 133,7 milliards de dollars US), soit une baisse de 22,3
milliards de dollars US, la plupart des pays enregistrant des baisses à deux chiffres en raison de la forte
dépréciation de l’Euro face au dollar US. L’effet de change négatif a atteint le montant historique de 29,5
milliards de dollars US au cours du trimestre. La croissance des dividendes ordinaires fut importante pour la
région (8,6%), l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique étant les pays dont les dividendes ordinaires ont le plus
progressé suite à la solide performance du secteur financier. Les sociétés du secteur financier sur la région
ont fortement augmenté leurs distributions, notamment Allianz en Allemagne. Cette performance encourageante de la part du secteur s’inscrit dans la lignée des autres progressions
enregistrées à travers le monde. Le conglomérat de transport danois, Moller Maersk a distribué un dividende
extraordinaire important alors que la France, le plus gros payeur de la région, a vu ses dividendes ralentir
(croissance de 2,3% des dividendes ordinaires et baisse de 20,2% des dividendes totaux), les fortes
réductions effectuées par Orange et GDF Suez contribuant à ces résultats. Les dividendes en Allemagne ont
chuté de 16% pour atteindre 29,9 milliards de dollars US, mais les dividendes ordinaires ont pour leur part
progressé de 6,6%, avec des résultats similaires de la part de l‘Espagne (-24,4% pour les dividendes totaux,
+6% pour les dividendes ordinaires). En Suisse, les dividendes totaux ont chuté de 2.4% pour atteindre 17
milliards de dollars US, en raison de la faiblesse du Franc suisse. Les dividendes ordinaires ont progressé
de 5,9%, la forte augmentation des dividendes d’UBS ayant contribué à la hausse des dividendes du secteur
financier européen. Une fois de plus, les sociétés américaines ont augmenté leurs dividendes rapidement, ces derniers
progressant sur tous les secteurs. Les sociétés financières ont également enregistré une progression rapide,
la Bank of America et Citigroup quintuplant leurs dividendes. Les dividendes totaux ont dans l’ensemble
progressé de 10%, pour atteindre 98,6 milliards de dollars US et l’Indice Henderson des dividendes
mondiaux des Etats-Unis a atteint un niveau historique de 186. Cette solide performance marque le sixième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres. La croissance des dividendes ordinaires fut également
solide (9,3%). Le deuxième trimestre est également une période importante pour le Japon, celle-ci représentant quasiment
la moitié des dividendes annuels. Les dividendes totaux ont chuté de 7,1% mais les dividendes ordinaires
ont fortement progressé (+16,8%) pour atteindre 23,4 milliards de dollars US, la hausse des profits associée
à une augmentation des taux de distribution poussant les dividendes à la hausse. Les sociétés japonaises
répondent aux demandes d’augmentation des dividendes de la part des investisseurs et du gouvernement
(ceux-ci étant relativement faibles comparés aux standards des pays développés). La Corée du sud fait
partie des autres pays subissant le même genre de pressions, ce qui a poussé les dividendes ordinaires
sud-coréens à la hausse (+37,4% par rapport au deuxième trimestre 2014), avec des augmentations
impressionnantes de la part notamment de Samsung Electronics.
Les dividendes du secteur technologique sont ceux qui ont
progressé le plus rapidement, conformément à la tendance à
long terme. Les dividendes totaux payés par les sociétés
financières ont progressé de 0,3% par rapport au deuxième
trimestre 2014, ce qui est de loin supérieur à la baisse de 6,7%
enregistrée par les dividendes totaux à l’échelle internationale
et qui témoigne de la progression rapide des dividendes
ordinaires. Les dividendes payés par le secteur financier
représentent un quart des dividendes annuels à l’échelle
internationale et toute progression sur ce secteur est donc un
élément important pour les investisseurs à la recherche de
rendement. Suite à la progression encourageante des dividendes
ordinaires, Henderson a revu ses prévisions à la hausse pour
2015 de 29 milliards de dollars US. Les dividendes à l’échelle
internationale devraient désormais atteindre 1,160 milliards de
dollars US cette année, en baisse de 1,2% pour les dividendes
totaux et en hausse de 7,8% pour les dividendes ordinaires. La
solidité du dollar US face à l’ensemble des autres principales
devises explique cette baisse négligeable des dividendes
totaux. Alex Crooke, Directeur, actions internationales à fort rendement chez Henderson Global Investors a
déclaré: « La baisse enregistrée par les dividendes totaux peut sembler décevante mais elle masque la
forte progression des dividendes ordinaires. La solidité du dollar US a eu une incidence importante sur les
résultats de ce trimestre mais notre recherche montre que les effets de change ont un impact négligeable à
long terme ce qui signifie que les investisseurs peuvent les ignorer. Au niveau sectoriel, les progressions
enregistrées par les sociétés financières sont encourageantes, ces dernières commençant à augmenter
leurs distributions. Il s’agit plutôt d’un retour à la normalité que d’un regain des distributions des sociétés
financières. Les Etats-Unis restent le moteur incontesté des dividendes à l’échelle internationale mais de nombreuses
autres régions ont également progressé de façon positive, notamment l’Europe et le Japon. La situation
économique en Europe s’améliore alors que la progression des taux de distribution, qui étaient
historiquement relativement bas, est l’un des principaux moteurs pour le Japon et le reste du monde. Ceci
signifie que la culture de dividendes se propage aux nouveaux marchés, au-delà des pays où le paiement
d’un dividende aux investisseurs est déjà profondément ancré dans les mœurs, mettant en évidence les
opportunités de revenus à la disposition des investisseurs adoptant une approche internationale. »
L’investissement international suppose certains risques et une volatilité accrue qui ne sont pas associés
uniquement à un investissement sur le Royaume-Uni. Ces risques comprennent les fluctuations de change,
une instabilité économique ou financière, le manque d’information financière opportune ou fiable ou des
développements politiques ou juridiques défavorables.


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