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Jeu d’intimidation sur le marché pétrolier

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La chute récente des prix du pétrole reflète les pressions exercées par les membres de l'OPEP sur les producteurs non membres (segment des sables bitumineux, essentiellement) pour les déstabiliser. Avec un baril entre 60 et 70 dollars, le prix est actuellement inférieur au prix d'équilibre budgétaire de nombreux producteurs de l'OPEP.

La chute récente des prix du pétrole reflète les pressions exercées par les membres de l’OPEP sur les producteurs non membres (segment des sables
bitumineux, essentiellement) pour les déstabiliser.

Avec un baril entre 60 et 70 dollars, le prix est actuellement inférieur au prix d’équilibre budgétaire de
nombreux producteurs de l’OPEP.

graphique_1_-_prix_d_equilibre_budgetare_des_pays_de.jpg

Cependant, en Amérique du Nord, la production de
sables bitumineux est bien trop excédentaire. Les
producteurs de sables bitumineux seront selon nous
contraints de réduire leurs investissements du fait de la
diminution de leurs revenus.

graphique_2_-_croissance_de_la_production_de_petrole.jpg

Les gisements de sables bitumineux sont
sensiblement différents des puits de pétrole
conventionnels. Leur taux de déclin annuel (70-90 %)
est plus élevé que celui des puits traditionnels (3-5 %).
Autrement dit, la moindre diminution des
investissements se répercutera rapidement sur l’offre.

Les sables bitumineux jouent un rôle d’ajustement
majeur (“swing producer”) et ont complètement modifié
la structure du marché pétrolier qui, après avoir connu
de très longues phases de hausse et de baisse, peut
désormais s’ajuster lui-même très rapidement.
Nous
tablons donc sur une stabilisation des prix, voire sur un
rebond à moyen terme. Mais pour cela, il faudra
attendre que de nombreux producteurs de sables
bitumineux connaissent d’importantes difficultés
financières.

Compte tenu du poids du secteur de l’énergie parmi
les émetteurs high yield américains, nous avons
révisé à la baisse notre opinion à l’égard des titres
high yield américains.

Ignorer le dollar ? A vos risques et périls

Compte tenu de la fermeté récente du dollar
américain, les investisseurs s’interrogent sur la
manière de faire évoluer leurs portefeuilles. Il nous
semble logique d’être acheteurs de dollars
actuellement ; le billet vert est d’ailleurs notre devise
préférée parmi celles du G10. Les statistiques
économiques (Graphique 3, ci-dessous) continuent à
témoigner de divergences marquées entre les grandes
économies mondiales et les États-Unis, dont la
croissance s’accélère de manière constante. Alors que
la Fed va probablement relever les taux d’intérêt
courant 2015, d’autres facteurs seront favorables
(nouveau rebond du marché immobilier et la résorption
du déficit courant).

graphique_3_-_les_etats-unis_restent_la_locomotive.jpg

Toutefois, certains investisseurs se positionnent sur
les devises pour profiter du portage (rendement), en se
portant acheteurs des devises à rendement élevés et
en vendant les monnaies à faible rendement. Dans ce
cas précis, la composante vendeuse de ce
positionnement serait une sous-exposition au dollar
américain puisque le rendement des dépôts en dollar
reste faible.
Nous recommandons à ces investisseurs “en quête de portage” de diversifier ce positionnement
vendeur en utilisant un panier de devises du G10, dont
le yen et l’euro.

Le fait d’avoir une exposition vendeuse
plus diversifiée (ou devises de financement), aurait
permis d’obtenir un portage plus élevé lors de la
dernière phase de hausse du dollar.

graphique_4_-_contributions_aux_performances_d_un_panier_de_positions_acheteuses_sur_des_devises_a_faible_rendement.jpg

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