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Les matières premières source d’opportunités

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Selon David Donora, responsable matières premières de Columbia Threadneedle Investments, Le rallye des matières premières induit par la politique des banques centrales de 2009 à 2011 a envoyé un signal trompeur aux producteurs. Néanmoins, un nouveau marché haussier est envisageable d’ici 1 à 3 ans.

Dans le cadre d’une lecture de haut niveau des marchés des matières premières, il est
essentiel non seulement d’envisager les moteurs macroéconomiques mais aussi de
déterminer où les marchés se situent dans le cycle. Le cycle actuel a démarré en
2000 ; il a déployé sa phase haussière jusque début 2008 et est baissier depuis. Le
rallye alimenté par l’intervention des banques centrales entre 2009 et 2011 a envoyé
un signal trompeur aux producteurs et exacerbé la phase baissière que l’on connaît
aujourd’hui.

Les marchés semblent être en voie de stabilisation depuis 2015, comme en
témoignent l’arrêt forcé de la production et, pour ce qui est du pétrole, l’accélération de
la demande induite par les prix. Ce processus devrait selon nous se poursuivre en
2016 (pour combien de temps ? tout dépendra des obstacles macro), jusqu’à ce que
l’effet cumulé de la baisse de la production et de la reprise de la demande n’entraîne,
sur un nombre suffisant de marchés, un déficit provoquant une diminution des stocks
et, partant, une augmentation des prix soutenue et durable aussi longtemps que la
production sera en mode rattrapage.

Le graphique ci-après illustre la proposition de valeur pour chacune des matières
premières prises individuellement, et montre que sur un horizon de 15 ans, elles se
négocient à des niveaux historiquement bas.

Matières premières – propositions de valeur

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Lorsque l’on analyse spécifiquement les principaux moteurs macro qui dictent les prix
des matières premières, le doigt est pointé en premier lieu vers la Chine (et les autres
marchés émergents), d’où est venu l’essentiel de la croissance de la demande ces
15 dernières années, et vers le risque que présente la transition d’un schéma de
croissance tirée par les investissements en immobilisations vers un modèle axé sur la
consommation, qui s’avère manifestement plus compliquée que prévu. Un atterrissage
brutal ou une récession en Chine d’ici 1 à 3 ans constituerait le facteur le plus
susceptible de faire perdurer cette période de prix bas sur les marchés des matières
premières. Qui pourrait le cas échéant s’étendre au-delà de 2016. Tous les signes
traduisant une certaine stabilité en Chine auront en revanche un impact positif sur les
autres pays émergents et stimuleront la croissance de la demande en matières
premières.

Côté offre, les marchés de l’énergie ont, après avoir mieux négocié que d’autres le
repli cyclique initial, connu davantage de difficultés ces 18 derniers mois. Les bas prix
du secteur ont par ailleurs pesé indirectement sur d’autres matières premières, dans la
mesure où l’énergie constitue un facteur de production clé pour de nombreuses
ressources. Cette relation, et le fait que les marchés de l’énergie soient proches d’un
tournant, expliquent qu’un rebond de ce secteur sera l’élément déclencheur du
prochain marché haussier des matières premières.

Au niveau global, les matières premières devraient continuer à se stabiliser
dans les prochains mois, ce qui pénalisera davantage les producteurs que les
marchés sous-jacents eux-mêmes, car aux niveaux actuels, les prix se situent
pour la plupart en dessous des coûts de production. A plus long terme, d’ici 1 à 3 ans, la phase baissière devrait prendre fin et laisser place à un nouveau
marché haussier.

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