Nous constatons que contrairement aux idées reçues la performance des sociétés de moyennes capitalisations[[Selon notre définition, une capitalisation est considérée comme moyenne lorsqu’elle est comprise entre €2Mds
et €10Mds.]] n’est pas meilleure que celle des sociétés de grandes capitalisations sur une longue période, et cela n’est pas dû à une allocation sectorielle différente. L’intérêt de cet univers réside dans le fait
qu’il présente des disparités de performances bien plus grandes, qui donnent aux gérants actifs comme nous plus d’opportunités de générer davantage d’alpha.
Non, la performance sur longue période n’est pas
meilleure que celle des sociétés de grandes
capitalisations
Finalement, les sociétés de grandes et de moyennes
capitalisations présentent des performances
relativement similaires sur longue période, voire
meilleures pour les sociétés de grandes capitalisations,
comme l’illustre le graphique, rebasé à 100 en 1995 :

Non, l’allocation sectorielle n’explique pas les
différences ponctuelles de performance
Oublions aussi les idées reçues selon lesquelles les
différences de performance seraient dues à une
allocation sectorielle différente. Comme nous le voyons
dans le tableau suivant (attribution annuelle de la performance de l’Euro Stoxx 300 par rapport à l’Euro
Stoxx 50), le principal contributeur à la performance est
la sélection de titres dans la plupart des cas.
Mais la dispersion des performances est très forte dans
l’univers des sociétés de moyennes capitalisations, ce
qui veut dire plus d’opportunités d’alpha pour les gérants
actifs
Comme nous le voyons dans les graphiques suivants,
par secteur, les écarts de performances sont bien plus
grands dans l’univers des sociétés de moyennes
capitalisations que dans l’univers des sociétés de
grandes capitalisations.
Ce qui reste donc vrai, c’est que la dispersion des
performances est bien plus grande dans l’univers des
sociétés de moyennes capitalisations. Cela présente
alors pour des gérants actifs comme nous bien plus
d’opportunités d’investissement et de génération
d’alpha, à condition de bien sélectionner les titres.
Et, ce sont les sociétés de moyennes capitalisations qui
seront les fleurons de l’économie européenne de demain
Ces trois dernières décennies, les grandes entreprises
ont vécu un âge d’or, d’une part avec l’ouverture du
monde communiste et d’autre part l’essor d’internet.
Elles ont à la fois vu des marchés immenses s’ouvrir à
elles, et en même temps l’opportunité de profiter encore
plus rapidement et efficacement de cette manne avec
l’échange immédiat d’informations que permet internet.
Nous entrons maintenant dans une nouvelle ère où les
entreprises doivent avoir la volonté de se renouveler
avant que d’autres ne le fassent à leur place. Les géants
ont des pieds d’argile, et ce sont finalement ces
champions, ces sociétés de moyennes capitalisations,
qui combinent à la fois agilité, innovation et présence
globale qui tirent leur épingle du jeu. Ces acteurs ne sont
pas faibles, ils sont souvent leaders dans des marchés
globaux et sont parfaitement capables de rivaliser avec
les plus grands, parce que justement plus agiles et plus
innovants.
Ainsi nous trouvons parmi les meilleures performances
des 5 dernières années des sociétés comme Plastic
Omnium, dont la capitalisation boursière est proche de
€4Mds, dont on a longtemps dit qu’elle n’était pas de
taille à négocier avec ses clients que sont les
constructeurs automobiles, 20 fois plus gros. Pourtant
ces derniers ne peuvent plus se passer de leurs
fournisseurs qui leur apportent de plus en plus de
solutions clé en main alors qu’eux même ne sont plus
capables de les trouver.
Ingenico, dont la capitalisation boursière est proche de
€7Mds, est en train de devenir incontournable dans le
monde du paiement électronique, par carte ou pas …
Ses clients sont pourtant les banques, les géants de l’ecommerce,
partout dans le monde.
Teleperformance, leader mondial des centres d’appels,
dont la capitalisation boursière est proche de €4Mds, est
présent partout dans le monde. Ses clients,
principalement les opérateurs télécoms, lui ont pour la
plupart complètement délégué la gestion de la relation
client à distance. Ce ne sont plus seulement des centres
d’appels que Teleperformance gère, mais aussi des
services de soutien technique, de recueil de dette,
d’étude de marché … Bref, des services complets de
gestion de rapport à la clientèle.
En conclusion, l’univers des sociétés de moyennes
capitalisations est notre univers d’investissement de
prédilection pour le fonds Denim. Comme nous venons
de le voir, il se prête particulièrement à notre gestion
active, de stock picking et il comporte les sociétés qui
présentent les meilleures opportunités de croissance.
Notre stratégie est de sélectionner dans cet univers des
profils d’investissement différents (croissance,
valorisation ou momentum) et d’équilibrer ces différents
profils au sein de notre portefeuille.





Ajouter un commentaire