Dans le cadre de notre transition vers un positionnement plus défensif, nous avons réduit l’exposition à la dette high yield, passée de surpondérée à neutre. Cet ajustement reflète notre prudence accrue à
l’égard des actifs risqués, et notre sentiment que les conditions de l’offre et de la demande sur les marchés d’obligations non investment grade pourraient se détériorer au cours des mois à venir.
Comme le
montre le graphique, le premier trimestre
2014 a été marqué par des afflux de capitaux
massifs vers la classe d’actifs.
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Les flux se
sont modérés depuis, suivant une tendance
vraisemblablement appelée à perdurer
tout l’été. Les volumes durablement
élevés d’émissions obligataires à haut
rendement devraient également accroître
les déséquilibres entre l’offre et la demande.
Les perspectives à court terme des
obligations d’entreprise investment grade
nous inspirent un enthousiasme encore
plus mitigé.
De fait, les valorisations
dans ce segment semblent difficilement
justifiables. Les rendements se situent
désormais à des plus bas historiques aux
alentours de 1,6%, tandis que l’écart de
spreads entre les émetteurs les mieux et les
moins bien notés est exceptionnellement
faible, suggérant une sélectivité moindre de
la part des investisseurs. Par ailleurs, le bas
niveau des coûts d’emprunt ont encouragé
les sociétés investment grade à augmenter
leurs émissions obligataires dans des
proportions susceptibles de compromettre
leur qualité de crédit.
Nous avons renforcé l’exposition à la
dette émergente d’entreprises libellée en
dollars. Contrairement à leurs pairs des
marchés développés, les crédits émergents
continuent d’afficher des valorisations intéressantes.
Pour une classe d’actifs essentiellement composée de titres investment grade, un rendement à peine supérieur à 5% constitue un élément
attrayant à ce stade du cycle économique. En outre, les opportunités se multiplient dans le segment de la dette émergente souveraine
en monnaies locales. S’il faut s’attendre à des performances contenues sur le front des monnaies, les rendements devraient chuter sur un certain nombre de marchés obligataires domestiques. Les obligations
brésiliennes et turques en monnaie locale paraissent particulièrement attrayantes: les banques centrales des deux pays devraient
procéder à de nouvelles baisses des taux d’intérêt au cours des mois à venir.
Nous décelons peu d’opportunités à très
court terme dans les monnaies émergentes,
toutefois, et sommes sous-pondérés dans le
real brésilien et le rand sud-africain.
Nous avons également diminué
la duration, sachant que les autorités
monétaires américaines continueront de
réduire leurs mesures de relance monétaire
sur fond d’augmentation de l’inflation.
Nous maintenons néanmoins la surpondération des emprunts d’Etat
allemands, dans l’optique de probables mesures supplémentaires de détente monétaire au sein de la zone euro.

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