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Une exposition renforcée à l’Europe

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Pictet Asset Management continue de privilégier les actions japonaises et européennes mais relève ces dernières à une pleine surpondération. L’exposition à la région Pacifique hors Japon a été revue à la baisse, compte tenu du ralentissement de la Chine, qui pourrait peser sur les partenaires commerciaux asiatiques du pays.

Les actions européennes ont gagné
en attrait, Athènes et ses créanciers
progressant désormais sur la voie d’un
nouveau plan de sauvetage qui devrait
permettre le maintien de la Grèce au
sein de la zone euro. Avec la levée des
incertitudes liées à la situation grecque,
les perspectives pour la région se sont
éclaircies et les valorisations sont revenues
à des niveaux plus raisonnables après la
correction accusée ces derniers mois.

La croissance économique, tirée par le
redressement des pays fortement endettés
comme l’Espagne et l’Italie en contrepoids
de la mollesse de l’Allemagne, est robuste.
Cet environnement est porteur pour les
bénéfices des entreprises dans la zone euro.
Les attentes tablent sur une progression des
profits de 7,7% cette année, mais nos modèles
suggèrent une accélération plus forte
encore. La reprise tient en grande partie aux
dépenses soutenues des ménages, reflet d’un
regain de confiance des consommateurs.
Du côté des entreprises, l’augmentation
des dépenses demeure timide, mais la
dernière enquête de la Banque centrale
européenne relative aux prêts bancaires est
encourageante, puisqu’elle témoigne d’un
assouplissement continu des conditions de
crédit aux entreprises et montre que 13% nets
des banques ont annoncé une augmentation
de la demande de prêts dans ce segment,
contre 1% au trimestre précédent. Selon
l’indicateur des conditions monétaires
que nous avons développé en interne, les
conditions de crédit dans la zone euro ont
atteint leur niveau le plus favorable en 20 ans
(voir graphique). Autant de progrès semblant
indiquer que les mesures de détente
monétaire de la BCE portent leurs fruits.

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Les signaux relatifs à l’évolution des
actions japonaises à court terme sont
devenus plus mitigés. L’impact des
injections de liquidités de la Banque du
Japon semble se dissiper et les exportations fléchissent. Les tendances structurelles
favorables continuent néanmoins de
dessiner des perspectives bénéficiaires
positives à long terme pour les entreprises
nippones. Les mesures de réforme
mises en œuvre par le Premier ministre
Shinzo Abe, visant une amélioration de
la gouvernance des entreprises et une
meilleure rémunération des actionnaires,
pourraient se traduire par une meilleure
rentabilité des fonds propres dans le pays.

L’exposition aux actions de la région
Pacifique hors Japon a été réduite à souspondérée,
les grandes plate-formes
d’exportation asiatiques souffrant du
ralentissement de l’économie chinoise.

Dans l’ensemble, les marchés émergents affichent des valorisations attrayantes, mais la détérioration de la croissance bénéficiaire – à l’origine de la rétrogradation de la classe d’actifs à sous-pondérée le mois dernier – demeure préoccupante. Le probable relèvement des taux d’intérêt américains
en septembre ou octobre prochain renforce également la perspective d’une volatilité accrue des actions émergentes.

Au x Etats-Unis, la dynamique économique continue de s’accélérer et
offre aux entreprises américaines un
environnement porteur. Plus de 70% des
sociétés ayant publié leurs résultats pour
le deuxième trimestre ont dépassé les
attentes du consensus. Les prévisions de bénéfices se sont en revanche révélées
plus timides. A cet égard, les prévisions
du consensus pour l’année demeurent
inchangées, à 1% pour 2015 et 17% pour
2016.
Cette accélération semble d’ores et
déjà prise en compte et une valorisation
de 17,9x les bénéfices à 12 mois – ou un
ratio cours/valeur comptable de 2,7 – fait
des actions américaines la classe d’actifs la
plus chère selon notre analyse en termes
géographiques.

En outre, les sociétés
américaines pourraient avoir du mal à
accroître leurs profits à moyen terme, sous
les effets conjugués de marges bénéficiaires
historiquement élevées et d’un dollar fort.
Nous continuons par conséquent de souspondérer
les Etats-Unis.

Au sein de notre allocation sectorielle,
nous avons réduit la surpondération
de longue date des secteurs les plus
exposés au cycle économique, afin de
refléter la récente faiblesse de l’activité
manufacturière à l’échelle mondiale. Les
valeurs industrielles, deuxième secteur
le plus cher selon notre analyse, ont été
ramenées à une exposition neutre. Ce
changement d’allocation a été compensé
par un relèvement des télécommunications,
secteur présentant des valorisations
attrayantes et peu investi. Sur le long terme,
nous continuons de penser que les valeurs
cycliques offrent un potentiel supérieur.

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