Analyse & Opinion - Asset Management Opinion

Perspectives 2015 : Les actions internationales

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Selon Alex Tedder, Responsable des actions internationales chez Schroders, en 2015, les marchés d’actions internationaux devraient connaître un parcours contrasté, avec des degrés variés de reprise économique en fonction des régions. Si les fondamentaux demeurent positifs aux États-Unis, des incertitudes persistent en Europe, au Japon et sur la plupart des marchés émergents.

En 2015, les marchés d’actions internationaux devraient
connaître un parcours contrasté, avec des degrés variés
de reprise économique en fonction des régions. Si les
fondamentaux demeurent positifs aux États-Unis –
susceptibles de contribuer à porter la croissance mondiale en
2015 –, des incertitudes persistent en Europe, au Japon et sur
la plupart des marchés émergents.

Dans l’ensemble, les analystes anticipent actuellement un environnement de croissance plus
faible l’an prochain. Nous pensons cependant pouvoir observer des surprises positives à la fois
au niveau global, en termes de croissance mondiale et d’investissements stratégiques en actions
de la part des grands portefeuilles institutionnels, et au niveau individuel dans une perspective de
sélection de valeurs « bottom-up », même si ce sera certainement dans un contexte de volatilité
accrue. Nous identifions toujours de nombreuses opportunités intéressantes.

La vigueur de la consommation américaine

En 2014, le marché d’actions américain s’est bien comporté et l’indice S&P 500 a atteint des
records historiques à plusieurs reprises. Portées par l’amélioration de la croissance économique,
les entreprises ont enregistré des performances solides, accompagnées d’une forte hausse de
leurs bénéfices. La dynamique de cette hausse commence toutefois à ralentir (voir graphique
ci-dessous), car le rythme est difficile à maintenir par rapport aux deux années précédentes. Le
consensus table toujours sur des bénéfices en hausse de 15 à 20 % en 2015, mais ce sera peut-
être difficile dans un environnement de croissance qui ralentit et de pressions sur les marges.

Tendances des anticipations de bénéfices par régions

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En revanche, il existe des secteurs qui pourraient surprendre à la hausse les anticipations de
marché. Ainsi la consommation cyclique, qui s’est généralement révélée inférieure aux prévisions en
raison de la croissance modeste des revenus réels et des efforts des ménages pour restaurer leurs
finances personnelles. Cependant, le resserrement du marché du travail et la faiblesse actuelle des
cours pétroliers (entre autres) ont des effets dopants sur le pouvoir d’achat des ménages, ce qui
devrait se traduire par une accélération des dépenses discrétionnaires. Compte tenu de l’embellie
des perspectives de l’emploi et de cette enveloppe, nous pensons que la part des dépenses
discrétionnaires dans le revenu disponible va progresser et que cette tendance bénéficiera aux
sociétés produisant des biens durables et des articles de luxe. Dans ces secteurs, nous identifions
quelques idées intéressantes, notamment en relation avec l’industrie automobile : celle-ci devrait
en effet profiter de la hausse de la consommation et de l’accroissement de la connectivité et de
l’automatisation.

Précisons qu’à notre avis,
le thème de la reprise de la
consommation ne sera pas mis
en danger par les hausses de
taux d’intérêt potentiellement
prévues en 2015.

Précisons qu’à notre avis, le thème de la reprise de la consommation ne sera pas mis en danger
par les hausses de taux d’intérêt potentiellement prévues en 2015. Il se peut que celles-ci
déclenchent des accès de volatilité, mais en définitive, nous pensons que la Fed mettra en place
son durcissement monétaire moins vite que ne l’anticipe le marché et que la consommation se
montrera suffisamment robuste pour résister à la hausse des taux.

Des tendances favorables à certaines sociétés européennes et japonaises

À l’inverse des États-Unis, la croissance du Japon et de l’Europe ralentit et les politiques de
relance entraînent une dépréciation du yen et de l’euro. C’est une bonne nouvelle pour les
sociétés dotées d’une présence à l’internationale, car la baisse de la devise locale donnera une
impulsion à leurs bénéfices et renforcera leur compétitivité à l’échelle mondiale.

Concernant les marchés, nous sommes plus optimistes envers le Japon que l’Europe. L’économie
nippone devrait profiter du report de la seconde hausse de la TVA décidé dernièrement par
Shinzo Abe, tout comme les investisseurs locaux du marché d’actions, tandis que l’amélioration de
la gouvernance d’entreprise attirera probablement davantage d’investisseurs en actions étrangers.
Enfin, les bénéfices des entreprises japonaises seront dopés par les réductions de l’impôt sur les
sociétés prévues au cours des prochaines années. En Europe, les entreprises sont parvenues
à enregistrer de bonnes performances, mais généralement au prix d’initiatives intenses de réduction
des coûts alors que la véritable croissance des chiffres d’affaires a été négligeable. Globalement,
quoi qu’il en soit, le tassement de l’économie européenne va certainement peser sur le marché
en 2015 et entraver la capacité des entreprises locales à dégager une croissance robuste de
leurs bénéfices.

Marchés émergents : seule l’Inde tire son épingle du jeu

Les marchés émergents sont source d’inquiétudes ; pour notre part, nos perspectives en termes
de bénéfices sont négatives pour trois des quatre pays BRIC.
À nos yeux, l’Inde est la
seule à tirer son épingle
du jeu [parmi les marchés
émergents] : elle constitue
un thème d’investissement
remarquable, grâce
notamment à un profil
démographique exceptionnel
et un secteur privé très
dynamique.

À nos yeux, l’Inde est la seule à tirer
son épingle du jeu : elle constitue un thème d’investissement remarquable, grâce notamment à un
profil démographique exceptionnel et un secteur privé très dynamique. L’économie et les marchés
indiens se sont déjà très bien comportés en 2014, mais nous pensons qu’ils peuvent continuer
sur cette voie. Les nouvelles initiatives politiques du gouvernement central sont encourageantes et
devraient profiter aux sociétés exposées au marché local, notamment dans l’investissement et les
services financiers. La consommation devrait elle-aussi bénéficier d’une impulsion bienvenue avec
la baisse des prix de l’énergie et l’atténuation des tensions inflationnistes.

Des opportunités issues de trajectoires de croissance divergentes

Naturellement, il existe encore de nombreux risques géopolitiques potentiels ou latents. Ceux-ci
devraient provoquer de la volatilité sur les marchés en 2015, de même que les trajectoires
divergentes des pays en termes de croissance et de politique monétaire. Ce sera peut-être un
mauvais moment à passer pour les actions, mais nous sommes convaincus que ces divergences
vont aussi donner lieu à des poches d’opportunités d’investissement qui profiteront aux adeptes
de la sélection des valeurs, et nous identifions de nombreux cas dans lesquels les entreprises
pourraient publier des bénéfices supérieurs aux attentes en 2015.

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