La crise qui sévit actuellement est multiple. D'abord économique et financière, elle s'est transformée aussi en une crise sociale et politique. Ces mutations ne facilitent pas l'analyse de la situation, et encore moins la mise en place de solutions. Retour sur les différentes manifestations de la crise.
Naturellement, en tant que partenaire majeur des gouvernements, le secteur financier est impacté et fragilisé. Le problème ne serait pas uniquement lié aux dettes souveraines mais aussi aux évolutions réglementaires. Les indicateurs virent au rouge, les repaires sont perdus, de nombreuses interrogations subsistent. La consequence (comme toujours en absence d’information) est alors le début du règne de la rumeur, du soupçon et de la panique. Il faut souligner que l’incertitude est alimentée, d’une part, par des résutats de stress tests bancaires rassurants qui contrastent avec une certaine réalité observée, et d’autre part par des analyses et opinions de professionnels de la finance qui sont aussi sensationnelles que la réflexion de Myron Scholes, «Il faut brûler ou faire sauter le marché des produits dérivés », au sujet de la précédente crise (d’ailleurs, pour certains, la crise actuelle serait tout juste un “remake” du passé). Le lecteur intéressé pourra s’arrêter sur le pétit échantillon suivant:
Comme souligné plus haut, après les états, la crise déstabilise les établissements financiers dans leur fonctionnement. Compte tenu de leur poids dans les indices boursiers, la douleur se diffuse aussi au sein des portefeuilles d’investissements et accentue la pression sur la qualité du service. Par ricochet, le marché de l’emploi (du secteur) est alors impacté. Les annonces (ou soupçons) de suppression massives de postes se succèdent: Deutsche Bank, Crédit Suisse, BNP Paribas annoncent officiellement des coupes franches tandis que le doute plane sur les établissement restés silencieux comme la Société Générale ou le Crédit Agricole. Seul point positif, le tissu économique traditionnel semble mieux résister et contribue à soutenir l’environnement social. Quid de l’année 2012 ?
L’incompréhension entre les differents acteurs peut sans doute s’expliquer par la différence dans le diagnostic de la crise. Cet exercice n’est évidemment pas facile. D’ailleurs, les causes de la crise 2007-2008 (usage excessif du levier, prêts hypothécaires à risque, dérivés exotiques, prise de risque démesuré et easy money qui ont engendré la bulle immobilière) ne font pas l’unanimité et des scenarios alternatifs plausibles sont avancés par des personnalités académiques reconnues. Peut on alors trouver une solution si on arrive pas à s’accorder sur les causes ? En attendant on peut toujours se contenter de suivre l’évolution du contexte de crise à l’aide de nombreux indicateurs.
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