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Émergents, la hausse va-t-elle se poursuivre en 2017 ?

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Jamais depuis 2012, les marchés émergents n’auront suscité autant d’engouement. L’année n’est pas encore terminée mais les émergents affichent à fin novembre la meilleure performance (+12,9% en euro) parmi les grands marchés actions.

COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS LA BONNE PERFORMANCE
DES MARCHÉS ACTIONS ÉMERGENTS CETTE ANNÉE ?

Jamais depuis 2012, les marchés émergents n’auront
suscité autant d’engouement. L’année n’est pas encore
terminée mais les émergents affichent à fin novembre la
meilleure performance (+12,9% en euro) parmi les grands
marchés actions.

Les raisons qui ont porté la classe d’actifs étaient exogènes
(politique monétaire accommodante de la Fed, baisse du
dollar américain, apaisement des craintes sur un « hardlanding
» chinois, rebond des prix du pétrole et des matières
premières, etc.). Mais cette hausse n’aurait pas tenu sans un
réel assainissement et une amélioration des fondamentaux.

Relativement aux marchés développés, la rentabilité des
fonds propres (ROE) s’est nettement accrue. Elle s’explique
pour l’essentiel par une amélioration progressive des
marges depuis la 2ème moitié de l’année 2015 et non par une
hausse du levier financier et du recours à la dette, qui a été
si pénalisante pour la classe d’actifs ces dernières années.
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LA DONNE N’A-T-ELLE PAS CHANGÉ AVEC L’ÉLECTION DE
M. TRUMP AUX ÉTATS-UNIS ?

La forte hausse du dollar et des taux longs US ont eu pour
conséquence un vent de panique sur les marchés émergents
(une décollecte de près de $8Mds sur le seul mois de
novembre contre une collecte nette de $7Mds en 2016),
notamment sur l’Amérique latine en raison de sa plus grande
dépendance à l’économie US et au dollar.

Mais il convient de rappeler que la situation est différente
de celle de mai 2013 quand les investisseurs avaient
vendu pour près de $20Mds en 1 mois. Les fondamentaux
se sont nettement améliorés, la croissance est revenue
notamment en Asie.
A l’exception des Philippines et du
Mexique, les comptes courants des grands pays sont en
nette amélioration. En Asie, l’inflation a baissé et permis
des baisses de taux et des mesures de réduction du déficit
budgétaire.

Il faut aussi noter que depuis les années 2000, la croissance
des émissions obligataires des souverains s’est faite en grande partie en devise locale (+14% pa) et non en devise étrangère (+2,5% pa), et sont elles-mêmes en grande partie détenues par le secteur financier et les fonds de pension locaux.

PENSEZ-VOUS DANS CE CAS QUE 2017 SERA UNE
NOUVELLE FOIS UNE ANNÉE ÉMERGENTE ?

Après un « call » en septembre 2015 bien rémunéré, nous
pensons qu’à court terme, même s’il ne faut pas s’inquiéter
outre mesure de la volatilité, il reste prématuré de racheter
le marché. A moyen-terme, il faut attendre le premier
trimestre 2017 et connaître les réelles intentions de
M. Trump concernant ses mesures de protectionnisme.

Mais nous savons déjà que la dénonciation des accords de
l’ALENA ne sera pas un sujet de ses 100 premiers jours.
Concernant la Chine, les marchés ne se focalisent plus
sur la hausse du dollar (plus que la baisse du yuan). S’il
y a un risque, nous pensons qu’il pourrait résider dans
le financement interbancaire des petites et moyennes
banques régionales. Mais la quasi-totalité des banques
chinoises sont directement/indirectement étatiques
et la proportion du financement de marché n’a rien de
comparable à celle des banques américaines au plus haut
de la crise de 2008.

D’un point de vue micro, les résultats d’entreprises au
T3 ont été très robustes avec une croissance des BNA de
+4,3% contre -14,3% au T1. Pour l’année 2017, la croissance
est attendue autour de 10%, ce qui semble réalisable aux
vues des derniers chiffres de PPI (84% des composants
sont positifs par rapport à 6 mois auparavant), des efforts
de réduction de coûts et la promotion des PPP dans le
secteur industriel. Le volume des émissions de dette a
reculé de 15% sur l’année.

Il est trop tôt pour écarter le risque « Trump », mais 2017
pourrait être une bonne année pour les marchés émergents,
notamment asiatiques.
Relativement aux développés,
ils restent attractifs en termes de prime de risque et de
valorisation (12x les bénéfices 2016 contre 17x pour les
marchés développés).

POUVEZ-VOUS NOUS PARLER DE CPR GEAR EMERGENTS ?

Le fonds a été lancé il y a 1 an et vise à surperformer le
MSCI Emergents. Sa stratégie consiste à s’adapter aux 2
grands régimes de marchés (haussier/baissier), que nous
identifions grâce à nos indicateurs, afin de profiter des
opportunités d’investissement.

Sur l’année écoulée, le bilan est positif. Nos indicateurs
positionnés en régime baissier en début d’année ont permis
au fonds de bien se positionner par rapport à son indice
et ses concurrents. En mai, nous avons revu la stratégie
et sommes passés dans un profile blend après que nos
indicateurs soient entrés en régime haussier.

Actuellement, le fonds favorise les pays asiatiques,
notamment la Chine, la Corée du Sud et l’Indonésie. En
revanche nous avons pris des bénéfices sur le Mexique et le
Brésil avant les élections américaines de début novembre
et restons sous-pondérés Afrique du Sud au regard de nos
indicateurs de risque pays (macro, politique et micro).

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