Les perspectives globales semblent meilleures à un horizon de 6 à 12 mois. La
croissance économique américaine devrait selon nous rebondir, l’ensemble des
mesures de relance monétaire prises à ce jour libérant maintenant leurs effets au sein de l’économie. La croissance du chiffre d’affaires des entreprises devrait s’en trouver stimulée...
Les conditions financières globales se sont améliorées cette année, à la suite du virage accommodant qu’ont pris les banques centrales un peu partout dans le monde. La croissance au sens large n’a cependant pas encore connu de rebond, même si certains secteurs de l’économie, plus sensibles aux taux d’intérêt, semblent mieux réagir à ces conditions financières plus propices. Le secteur du logement aux ÉtatsUnis a freiné la croissance pendant huit des neuf derniers trimestres, en raison de la hausse des taux d’intérêt. Mais ce dernier montre maintenant des signes de reprise, les indicateurs clés (mises en chantier et permis de construire, ventes de maisons neuves et existantes) s’étant tous redressés au cours des derniers mois alors que les taux hypothécaires réels baissaient en concomitance avec les rendements des bons du Trésor américain. Le graphique montre comment le secteur de la construction résidentielle aux États-Unis a renoué avec l’optimisme, tandis que d’autres secteurs, notamment le secteur manufacturier, ont continué de reculer. Sans les mesures de relance prises par les banques centrales et l’amélioration des conditions financières, les perspectives de la croissance globale seraient probablement encore plus ternes qu’elles ne le sont aujourd’hui.
Les actions ont été chahutées ce mois-ci, la morosité des données économiques ayant ravivé les craintes d’une récession. Cette situation intervient alors que le tournant accommodant pris par les banques centrales avait alimenté une croissance soutenue des multiples de valorisation. Que va-t-il se passer ensuite ? Nous prévoyons que la politique l’assouplissement monétaire additionnel sera limité. En conséquence, ce sont les bénéfices qui détermineront avant tout si les actions américaines enregistreront ou non de nouveaux gains. La période de publication des résultats du troisième trimestre pourrait offrir un peu de vigueur alors que l’horizon macroéconomique s’assombrit ; mais ce sont les conditions financières, plus propices, qui devraient selon nous réellement soutenir la croissance et les bénéfices d’ici 6 à 12 mois.
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