Le mur des inquiétudes fait référence à l’expression anglaise « markets climb a wall of worry ». Elle peut être
traduite par « les investisseurs gravissent un mur d’inquiétudes » et s’applique généralement à des marchés qui
s’inscrivent dans un mouvement de hausse alors même que les sources d’inquiétudes sont nombreuses.
L’expression illustre un des biais comportementaux que l’on retrouve sur les marchés financiers lié à la volonté des
investisseurs de continuer de se positionner dans un momentum haussier et de savoir passer outre les toujours
multiples sources de tensions et craintes de corrections.
L’environnement actuel pour les investisseurs en actions européennes est positif.
Ce constat est la conclusion
que l’on peut tirer de l’analyse des tendances macro-économiques et de la dynamique positive initiée à l’été 2016 qui
se caractérise par une amélioration synchronisée à la fois des économies développées et des pays émergents mais
aussi des secteurs manufacturiers et des secteurs des services. L’analyse micro économique est favorable
également, avec l’évolution des résultats des entreprises qui pour la première fois en plus de cinq ans sont revus en
hausse ce début d’année après un T4 meilleur qu’anticipé. Selon les prévisions recueillies par IBES, les résultats des
entreprises du Stoxx Europe 600 pour 2017 sont ainsi attendus avec une progression de plus de 14%.
Les marchés européens profitent de cet
environnement et regagnent 15% depuis juin
2016, ce qui ramène leur performance à
neutre sur 2 ans[[Performance du Stoxx Europe 600 NR depuis le 30 juin 2016 et sur 2 ans au 24 mars 2017]]. Pour autant les flux restent
quasi absents.
Les investisseurs internationaux et
domestiques restent prudents face aux
murs des inquiétudes, notamment
politiques, qui ne manquent pas quant à
l’avenir de l’Europe et qui expliquent en partie
le retard de performance de notre zone.
Il nous semble qu’à l’approche de la fin du QE de la BCE et d’un retour à des taux longs moins « administrés »
appelés à progresser, alors que les inquiétudes sur les prochaines élections semblent supérieures au risque réel, il
faut accroitre la part d’actions européennes au sein des portefeuilles sans attendre la disparition hypothétique de
tous risques.
Alors mettons nos crampons!
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