Analyse & Opinion - Asset Management Opinion

Perspectives pour le deuxième trimestre de BlackRock

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Que peut-on attendre des actifs risqués après leur bonne performance du premier trimestre ? Un bis repetita nous paraît improbable et il leur sera plus difficile de continuer à s’apprécier.

L’économie mondiale doit en effet rester suffisamment forte pour apaiser les craintes d’une
récession, mais également suffisamment faible pour maintenir l’attentisme des décideurs
monétaires. Nous assumons une position modérément pro risque, en privilégiant un
rééquilibrage en faveur de la qualité.

Rendement de certains actifs au cours des trimestres de fin de cycle aux États-Unis, de 1988 à 2019
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Le ralentissement de la croissance est l’un des thèmes clés de nos dernières perspectives
d’investissement. Nous prévoyons de nouvelles baisses de la croissance économique et des
bénéfices, qui exerceront une pression sur les marges bénéficiaires historiquement élevées
des entreprises. Cependant, nous sommes également de plus en plus convaincus que
l’économie mondiale pourra se maintenir en phase de fin de cycle tout au long de 2019. Et
comment les marchés se comportent-ils généralement en fin de cycle ? Selon notre analyse,
les actions mondiales ont généré dans ce cadre des performances trimestrielles supérieures
à la moyenne historique du cycle complet, surpassant légèrement les obligations. Néanmoins,
une grande dispersion ainsi qu’une forte tendance à la baisse ont affecté ces moyennes, en
particulier pour ce qui concerne les actions émergentes. Parmi les obligations, les bons du
Trésor américain ont légèrement surperformé les segments de dette plus risqués (voir le
tableau ci-dessus).

Nouveau thème d’investissement et rebond en Chine

Nous introduisons un nouveau thème d’investissement ce trimestre : les décideurs
monétaires patients. Ce thème reflète l’inflexion accommodante prise par la Réserve
fédérale américaine, ainsi que l’accent similaire sur la patience mis par les autres banques
centrales des marchés développés. La Chine a opté pour des politiques de crédit et
budgétaire plus souples, mais avec plus de prudence que lors du ralentissement de 2015-2016. Cette posture de soutien des décideurs monétaires mondiaux devrait aider à la fois
les actions et les obligations. Pourtant, la vigueur de la reprise observée depuis le début
de l’année sur les marchés semble fragile et difficilement reproductible : nous pensons
que les attentes des marchés concernant la politique monétaire américaine sont
maintenant trop confiantes. C’est là que notre troisième thème, l’équilibre entre risque et
performance, revêt une nouvelle importance. Des signes d’un ralentissement plus marqué
de la croissance ou de nouveaux différends commerciaux pourraient accroître les
incertitudes. La hausse rapide de la valorisation des actifs et la chute de la volatilité
dénotent une complaisance croissante du marché, alors que les flux d’investissement
comme les positionnements sur le marché sont loin d’être euphoriques. Ces contrecourants nous incitent à privilégier une approche sélective dans la prise de risque au
deuxième trimestre. Nous estimons que les actifs de qualité, y compris les bons du Trésor
américain, constitueront une source importante de résilience pour les portefeuilles.

La Chine joue un rôle central dans nos perspectives pour l’économie, les marchés et la
géopolitique à l’échelle mondiale. Notre conviction va grandissant que la croissance
chinoise devrait se redresser à partir du deuxième trimestre, grâce à l’assouplissement
des politiques budgétaire et monétaire du pays. L’amélioration de l’activité chinoise devrait
profiter à la croissance mondiale, en particulier en Asie et en Europe, et pourrait également
stimuler les investissements mondiaux. Un accord commercial américano-chinois pourrait
permettre de s’attaquer au déficit commercial bilatéral et d’octroyer un meilleur accès aux
marchés, mais les tensions entre les États-Unis et la Chine, en particulier quant au
leadership technologique, devraient selon nous perdurer. Il faut également surveiller toute
escalade potentielle entre les États-Unis et l’Europe au sujet des droits de douane
américains sur les importations automobiles.

Quelles leçons tirer de tout cela ? Nous maintenons une légère surpondération des actions
par rapport aux obligations, mais préférons réduire les expositions aux actifs qui ont
enregistré des performances particulièrement élevées jusqu’à présent cette année. Nos
régions préférées restent les marchés américains et émergents. Nous privilégions les
actions de qualité des secteurs capables de soutenir la croissance de leurs bénéfices, et ce même en période de ralentissement économique, telles que celles de sociétés
sélectionnées opérant dans la santé et les technologies. En ce qui concerne les
obligations, nous nous concentrons sur le revenu, y compris pour la dette émergente, mais
nous estimons également que les bons du Trésor américain ont un rôle important à jouer
en tant qu’amortisseurs de chocs pour les portefeuilles.

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