L’économie mondiale termine 2013 en beauté et
devrait poursuivre son expansion en 2014. La demande
s’affermit dans les pays développés soutenus par des
politiques permettant d’amortir l’effort de
désendettement. Ils sont entrainés par la croissance
américaine portée par la progression des prix de son
immobilier, un rebond des investissements, et un retour
de la confiance dans le secteur privé. L’inflation très
raisonnable permet aux banques centrales de la plupart
des pays développés de rester accommodantes.
Croissance correcte, absence de pressions
inflationnistes et liquidité abondante: une configuration
qui a toujours été d’abord favorable aux marchés
actions. Leur performance globale de +25% en 2013
s’est appuyée sur l’amélioration des résultats des
entreprises et la croissance des multiples de valorisation.
Les actions restent notre classe d’actif préférée pour
2014. Sans attendre une redite aussi brillante que l’an
dernier, nous tablons sur des rendements en ligne avec
la croissance des bénéfices. Les niveaux d’inflation et les
flux potentiels vers les actions rendent une expansion
des multiples encore possible, mais inégale selon les
régions. Reflet de l’amélioration économique, les taux
souverains devraient poursuivre leur hausse graduelle,
sans toutefois menacer la solidité des entreprises. Avec
des spreads déjà aux plus bas, le crédit reste peu
engageant.
De la liquidité à la croissance, cette transition
bénéficiera aux hedge funds à même d’exploiter les
thématiques qui s’ouvrent dans une phase du cycle plus
mature.
Notre scénario porteur nous oriente, au sein des
stratégies alternatives, vers celles qui font la part belle
aux marchés actions. Moins directionnel que l’an dernier, nous préférons les approches bottom-up et relative
value.
Parmi les fonds L/S Equity, les biais variable nous
semblent particulièrement attractifs, avec un gisement
d’opportunités sur les pattes longue et courte.
Ceux-ci n’auront pas les difficultés observées en 2013 pour
sélectionner des poses shorts de qualité.
Les fonds Merger Arbitrage devraient bien se
comporter en 2014, sur la lancée d’un sursaut d’activité
de fusions acquisition depuis fin 2013. L’environnement
a été porteur pour ces opérations depuis plusieurs
années.
L’éloignement des risques macro et le
dynamisme des marchés actions devraient désormais
orienter plus nettement les entreprises vers une
croissance externe.
Un tel environnement ne manquera
pas de favoriser les approches activistes, dont les
gérants Special Situation – une stratégie que nous
recommandons également – sont spécialistes.
Enfin nous sous-pondérons les stratégies L/S Credit
et CTAs. La sélection de titres de crédit, sur le long
comme sur le short, reste très délicate.
Nous préférons
les fonds de Stuctured Credit qui se concentrent sur un
segment dont les perspectives s’éclaircissent.
Nous attendons la formation de tendances marchés plus
solides pour un retour dans les CTAs, dont la performance reste trop volatile.
“Les opportunités pour dégager de véritables
rendements de valeur relative sont plus nombreuses.
Elles promettent une belle année pour l’industrie” affirme
Jeanne Asseraf-Bitton, Responsable de la Recherche
Cross Asset.
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